3 septembre 2024 Il commande aux esprits impurs

 

« Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! »

A Capharnaüm, Jésus chasse un esprit impur (Luc 4, 31-37), il en résulte, écrit Michèle Clavier que « positivement, la réputation de Jésus se propage ; négativement, les Juifs fomenteront bientôt sa condamnation. »

 « Que nous veux - tu, Jésus de Nazareth ? Es -tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » C’est un « possédé » qui interpelle ainsi l’orateur et qui répond à l’interrogation des assistants. Il est bien ce « Jésus de Nazareth », mais de plus c’est l’ Envoyé, le Messie, « le Saint de Dieu » et cela ne plait pas du tout « aux esprits impurs » ! Cela ne plait pas non plus à Jésus, l’Heure n’est pas encore venue de révéler sa messianité, elle doit se découvrir au fil de sa Parole et de ses actes. Pour le faire taire, il le chasse de cet homme qui se trouve délivré de son « esprit impur ».

Ce n’est pas pour apaiser l’étonnement : « Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »  Oui, « ça commence fort, comme l’écrit encore Michèle Clavier, … Ce Malin défie Jésus et l’interpelle vivement. Mais la parole de Jésus suffit à le neutraliser. Stupeur des témoins de ce premier exorcisme dont Jésus n’attendait aucune publicité, mais sa renommée se répand dans toute la Galilée. Plus tard il sera à nouveau confronté à Satan, confronté surtout aux responsables religieux voyant d’un très mauvais œil ses guérisons le jour du sabbat. Au risque de sa vie, il dira que « le shabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le shabbat » (Mc 2, 27). »

Et pour nous aujourd’hui, est-ce que la Parole de Jésus fait autorité ? Encore pour cela faudrait -il accorder notre vie à cette Parole et être attentif à nos frères.

« Ô Christ, mon maître et mon frère, j’ai besoin de ta puissance et de ton autorité pour reconnaître et chasser en moi sans complaisance toute tentation. Impose en moi le silence nécessaire à la force et au discernement, et calme en mon âme la tempête au plus fort de mes doutes. » (Anne-Pauline Jarry)

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