Prendre place au banquet
de ton Royaume (Luc 14, 15-24)
« Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! » Il a
tout compris ce pharisien en écoutant Jésus, nous sommes invités au repas du
Royaume, à nous d’y répondre.
Mais voilà, l’acceptation entraine quelques obligations et il nous arrive
d’avoir tout un tas de prétextes pour décliner cette invitation. On pense
incroyable de refuser d’aller au repas de noces parce qu’on est pris ailleurs,
qu’on a des courses à faire ou des obligations familiales. Cela se traduit pour
nous par moins de temps donné à la prière ou à la pratique religieuse, un
refroidissement de notre charité, une recherche de plus de biens terrestres…
« Bref, notre amour pour le Seigneur se refroidit, écrit Richard Tardiff,
et nous nous en éloignons. Les prétextes se multiplient pour justifier notre
indifférence. Demandons au Seigneur de garder bien vivante la flamme de la foi,
de l’espérance des biens à venir et de l’amour pour le Seigneur. »
Jésus veut que « sa maison soit remplie » et tout le monde est
invité. Donnons donc notre assentiment, non seulement pour nous, mais pour tous
ceux, « les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux » que
nous sommes priés d’aller chercher, car nous sommes également ces serviteurs
envoyés « sur les places et dans les rues des villes ».
Dans
sa méditation, le père Christophe Roucou écrit : « Telle est l’invitation
de Dieu adressée à tous les êtres humains, celle de rejoindre le banquet du
Royaume. Mais comment nos contemporains pourraient ils y répondre si
des hommes et des femmes, tel ce serviteur, ne vont pas sur les places, dans
les rues, sur les routes, porter cette invitation ? Comment chacun de
nous, baptisé, porte-t-il cette invitation à ceux et celles avec qui il
vit ? Une invitation large, sans condition, à la mesure du cœur de Dieu…
pour la multitude. »
« Seigneur, viens changer mon cœur. Les
activités de la journée sont souvent de très bonnes occupations mais elles
peuvent aussi m’éloigner de toi si je ne veille pas à garder les yeux fixés
vers le ciel. Aide-moi à conjuguer habilement ma vie pour garder les pieds sur
terre mais les yeux fixés vers le ciel. » (Frère Jérôme Dejoie, LC)
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