La multiplication des pains (Matthieu
15, 29-37)
Jésus, c’est d’abord celui qui pense aux autres, Il guérit boiteux et
aveugles, estropiés et muets… et les foules sont avides de ses gestes et de ses
paroles. Mais Jésus a aussi pitié de cette foule, « Il est saisi de
compassion », compassion pour ces gens qui le suivent depuis « un
certain temps ». Aujourd’hui, et en ce temps d’attente et de préparation,
nous sommes ces estropiés et ces aveugles, ces gens qui ont faim et que Jésus
regarde avec compassion.
« (Jésus) se soucie (des) besoins concrets (de la foule), commente
Michel Bertrand. De même, il veille sur nous, au long des jours, pas seulement quand nous
sommes confrontés à de lourdes épreuves. Car l’amour du prochain passe aussi
par cette bienveillance discrète et fidèle dans les petites choses. La pandémie
a montré combien il est important de « prendre soin » des autres dans leur vie
ordinaire, notamment des plus vulnérables. »
Il est une autre leçon, Jésus veut avoir besoin de nous pour faire le bien.
Il n’a pas voulu partir de rien, c’est à partir des cinq pains et des deux
poissons qu’il nourrit la foule. Il associe ses apôtres pour distribuer, pour
montrer l’importance du partage. « Et nous, interroge en conclusion Michel
Bertrand, quel « presque rien » avons-nous à offrir et à confier à la grâce de
Dieu, afin d’apaiser, à notre mesure, les faims humaines ? »
« Seigneur prends pitié de nous comme tu as eu pitié de la foule qui
te suivait, donnes- nous d’être fidèles à ta Parole et de savoir te confier nos
modestes ressources pour que nous puissions les partager avec nos
frères. »
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