« Que tout
se passe pour vous selon votre foi »
Ces deux aveugles savent ce qu’ils veulent,
« être guéris». Ils pensent que ce Jésus peut faire cela, alors ils le
suivent, ils le supplient sans se décourager jusqu’à ce qu’ils puissent
l’approcher et entrer en contact avec lui (Matthieu 9, 27-31)
Pour Jésus, cette guérison n’est pas un problème, Il
ne cherche pas à se faire reconnaître comme médecin, ce qui lui importe, c’est
la foi, c’est comme envoyé de Dieu qu’Il veut être reconnu, comme Fils du Père.
Aussi, ces deux aveugles ne sont guéris ni par pitié, ni pour une manifestation
quelconque (Jésus ne souhaite pas que cela se sache), ils sont guéris parce
qu’ils croient.
Incroyable, ces deux aveugles nous montrent le chemin
de l’Avent, leur attente n’est pas passive, ils marchent, ils suivent, ils
supplient, ils veulent guérir. Par là ils nous disent comment doit être notre
attente, active, priante, avec une foi agissante, missionnaire.
Dans son commentaire, sœur Véronique Thiébaut nous dit
ce que ces deux aveugles nous apprennent : « Ils suggèrent que la foi
ne se construit pas sur l’évidente clarté d’un message. Elle grandit aussi dans
la part d’ombre de celui qui se laisse guider. Conduits peu à peu hors
d’eux-mêmes, les deux aveugles passent d’un cri unilatéral au dialogue avec Jésus,
puis à l’annonce à « toute la région ». Leur foi ne reste donc pas une affaire
privée. Ils sont comme des catéchumènes recevant la lumière et découvrant le
monde avec les yeux de la foi. D’ailleurs une profession de foi se trouve au
cœur du récit : « Croyez vous ? Oui… » Enfin, ils sont deux ! Leur rencontre
avec le Christ fait d’eux une communauté. En ce temps d’Avent, ces aveugles
nous invitent à renouveler notre manière de suivre le Christ. »
« Donne à tes fidèles, Dieu tout-puissant, d’aller avec courage sur les
chemins de la justice à la rencontre du Seigneur, pour qu’ils soient appelés,
lors du jugement, à entrer en possession du Royaume des cieux.
Nous sommes aveugles, Seigneur ! Nous ne voyons pas la misère de notre
vie et le mal que nous accomplissons. Donne-nous de t’invoquer toujours avec
confiance !
Seigneur, ouvre mes yeux sur mon propre aveuglement,
sur mon enfermement en moi-même, dans mes certitudes et mes velléités.
Donne-moi de ne faire toujours confiance qu’en ta parole car toi seul es la
véritable lumière de ma vie. » (Père
François Garreau, LC)
Commentaires
Enregistrer un commentaire