20 mars 2025 Lazare et l'homme riche

 

Lazare et l’homme riche

Ce n’est pas d’abord cette vision que Jésus veut nous donner par cette parabole (Luc 16, 19-31). Il nous invite, à travers cette histoire, à faire attention à celui qui est à notre porte et ne doit pas nous laisser indifférents. Michel Bertrand commente : « Il (Jésus) invite clairement à regarder… au-delà de notre horizon immédiat ! À savoir quitter notre zone de confort, comme on dit aujourd’hui, nos richesses de tous ordres, afin de nous ouvrir à l’autre. À distance donc, de toute spéculation sur ce qui se passe après la mort, ce texte nous appelle avant tout, à la conversion ici et maintenant. »

Cet «abîme» qui sépare Abraham de la géhenne, qui sépare le riche du pauvre, le puissant du faible, existe ici et maintenant et chacun de nous est invité à le combler en marchant vers celui qui est opprimé, qui est démuni, qui est désespéré. C’est la reprise du grand message de l’évangile, « aimer son prochain, aimer comme Dieu », c’est le chemin du Royaume et c’est en se faisant « serviteur » que l’on obtient une place dans le Royaume éternel.

Une petite consolation, le « mauvais riche » n’est pas totalement mauvais ; confronté à ses souffrances, il pense à ses frères et souhaite que Lazare (Dieu vient en aide) descende les mettre en garde, les avertir, les inviter à se convertir, pour qu’ils ne subissent pas le même sort que lui !  

Si l’on est enfermé dans son égoïsme, rien ni personne, même pas un ressuscité n’arrivera à nous ouvrir les yeux, Jésus en est la preuve. Nous avons « Moïse et les prophètes », nous avons la Bonne Nouvelle, demandons à l’Esprit le courage et la force de les mettre en pratique.

« Ouvre mes yeux, Seigneur, aux merveilles de ton amour.

Je suis l’aveugle sur le chemin ; guéris moi, je veux te voir.

Ouvre mes mains, Seigneur, qui se ferment pour tout garder.

Le pauvre a faim devant ma maison ; apprends-moi à partager.

Fais que je marche, Seigneur, aussi dur que soit le chemin.

Je veux te suivre jusqu’à la croix ; viens me prendre par la main.

Garde ma foi, Seigneur : tant de voix proclament ta mort!

Quand vient le soir, et le poids du jour, ô Seigneur, reste avec moi. » 

 

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