« Aucun prophète ne trouve un accueil favorable
dans son pays. »
Porter la Bonne Nouvelle c’est ce que veut faire Jésus dans cette ville où
il a vécu simplement pendant près de trente ans. Ses contemporains ont entendu
parler des faits extraordinaires qu’il a réalisé et voilà qu’Il leur dit que
c’est par « l’Esprit du Seigneur » qu’il a accompli tout cela. Ils
sont admiratifs mais avec une certaine méfiance « N’est-ce pas là le fils de
Joseph ? » et ils s’attendent à le voir faire des miracles. « Mais Jésus
n’est pas un magicien, ses miracles sont des signes pour accréditer sa Parole.
Ses guérisons sont le fruit de la foi des bénéficiaires. Or ici, point de foi,
mais de la curiosité ; point de désir de conversion, mais une certaine
méfiance mêlée de jalousie « pourquoi Lui ? n’est-il pas comme
nous ? » Et cela se transforme vite en haine ! (Luc 4, 16-30)
N’en est-il pas toujours
ainsi ? La Parole suscite souvent indifférence, hostilité et même encore
aujourd’hui haine et persécution dans certains pays. « « Ce passage illustre ce que sera
la tragédie de Jésus, médite sœur Catherine Lesage, : le rejet constant que lui
réserve son propre peuple ainsi que « ceux qui savent ». Dans bien des passages
chez Luc, ce sont des païens qui se laissent accueillir par Jésus : Simon,
Zachée, le Centurion. C’est encore un païen qui osera cette parole à sa mort :
« Celui-ci était réellement le Fils de Dieu ». Et nous, laissons nous la place
à la nouveauté de l’Évangile dans nos vies ? Mais aussi, plus concrètement, enfermons nous nos frères dans ce que nous savons d’eux sans leur donner la
chance de nous étonner ? Seigneur, ouvre nos cœurs à l’inattendu. »
« Merci, Seigneur, d’être venu sur la terre,
d’être devenu un homme parmi nous. Grâce à toi toute notre vie a désormais un
sens. Grâce à toi nous pouvons sanctifier même les choses les plus ordinaires
de la vie. Remplis mon cœur d’amour, Jésus ! » (Jean Marie Fornerod)
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