Il
m’arrive souvent dans ma prière de dire au Seigneur : « augmente
ma foi ». J’ai bien conscience qu’elle est encore plus petite que la
graine de moutarde, qu’elle est presque inexistante car elle ne produit
pas grand chose, qu’elles sont minuscules les œuvres qui pourraient en
rendre compte !
Comme
la plante a besoin d’eau pour grandir, la foi a besoin de l’amour de Dieu pour
s’épanouir dans l’amour du prochain. La foi est don de Dieu et confiance
absolue en sa Parole. Je ne devrai pas dire « j’ai la foi », mais
« je vis la foi, je vis de la foi ».
Dans son commentaire Sœur Dominique
écrit : «Un croyant n’est donc pas celui qui récite sans
faillir tout le Credo, mais plutôt celui qui du plus profond de son abîme crie
vers Dieu qui peut le sauver car il est sûr de son amour. Cela suffit pour
qu’il y ait miracle. La foi ouvre Dieu en s’ouvrant à Dieu… Enfin la foi est un
élan irrésistible vers Dieu, un mouvement d’espoir très puissant qui ne se
mesure pas ni ne se possède. Elle n’est pas un truc à faire des miracles ni un
moyen de devenir soi-même tout-puissant, elle ne s’achète ni ne se mendie, les
pauvres seuls, qui connaissent leur abîme et la force de l’espérance, en sont
visités. »
Si j’ai la chance de faire une
bonne action avec l’aide de l’Esprit, surtout que je n’aille pas m’en
glorifier, « je ne suis qu’un simple serviteur, je n’ai fait que mon
devoir ».
« Pour nous servir, Jésus
notre maître, tu t’abaisses devant nous dans un mouvement souple et beau, ma
prière devient ainsi une danse, elle s’ouvre et s’élance pour libérer la joie
de l’échange et celui qui s’abaisse grandit ceux qui l’entourent. »
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