« Seigneur, apprends-nous à prier
En bons juifs, les disciples
savaient certainement prier, mais comme la prière de Jésus devait être
différente, comme on devait avoir envie de savoir prier comme Lui quand on le
voyait s’adresser à son Père. Est-ce en contemplant Jésus qu’est venue cette
expression « s’abimer dans la prière » ? La vraie prière
transforme, transfigure car elle nous met en présence de Dieu. Comme j’en suis
loin. Je récite des formules, mes temps de silence sont assaillis de
distractions, oui Seigneur apprends-moi à prier.
Luc nous donne un texte plus court
que celui de Matthieu, plus concentré, comme s’il voulait aller à l’essentiel
de l’essentiel, nous donner la «substantifique moelle» de la prière.
PERE, Jésus s’adresse à son Père
qui l’a envoyé pour nous sauver, Il lui demande de toujours faire sa volonté,
jusqu’au bout. Il lui demande de nous garder et de nous garder dans l’unité. Il
nous invite nous aussi à dire « Père ». Dieu n’est pas un être
lointain, nous sommes ses enfants et Il nous aime ; Il est miséricordieux,
enfants prodigues, son désir le plus cher est de nous voir revenir vers Lui.
Alors oui, adorons ce Père,
« que son nom soit sanctifié, que son règne vienne ! »
Sachons nous reconnaitre mendiants
et sachons nous reconnaitre pécheurs et sachons comme Dieu être miséricordieux.
Ah, encore une chose, Père, éloigne les distractions, « ne nous laisse pas
entrer en tentation ».
D’après Michel Bertrand, c’est bien qu’il y ait une
deuxième version : « Il est important et précieux que le canon
biblique ait gardé cette pluralité. Comme pour nous éviter d’enfermer notre
prière dans un seul texte, contenant tout et qu’il n’y aurait plus qu’à
répéter. La présence d’un texte autre chez Luc rappelle que la prière n’est pas
un acte corseté dans des mots figés, que l’on serait tenté de
« rabâcher », comme avertit Jésus en Matthieu 6,7. La prière est une
relation vivante et toujours nouvelle avec Dieu. Dans la version de Luc,
certains regretteront peut-être les manques. Accueillons lès plutôt comme des
respirations pour méditer les mots prononcés, des espaces où glisser notre
propre prière, des intervalles pour nos paroles à nous, nos attentes, nos cris,
nos espoirs, des silences offerts où entendre la voix de Celui qui, déjà, nous
répond. »
« Père,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque
jour.
Pardonne nous nos péchés,
car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui
ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation.
Commentaires
Enregistrer un commentaire