Tenez
vous sur vos gardes
En ce dernier jour de l’année
liturgique, j’emprunte à Michèle Clavier sa méditation (La Croix du
vendredi 28/11/2025):
« À la
veille de l’Avent, Jésus livre ses dernières recommandations : « Restez
éveillés et priez en tout temps ». Comment prier en tout temps entre travail,
vie familiale, loisirs ? Nous sommes tentés de dire : c’est bon pour les moines
mais moi, je ne peux pas. Jésus le sait, et ce qu’il nous dit n’en est que plus
important. Or, la prière n’est pas d’abord de l’ordre du « faire », elle relève
de l’« être » parce qu’elle est relation, dialogue, attachement d’amour.
Les mots de saint Augustin sont
bien connus, en ouverture de ses Confessions : « Tu nous as faits pour toi,
(Seigneur), et notre cœur est sans repos jusqu’à ce qu’il repose en toi. ». Un
petit détour par la grammaire latine éclaire cette affirmation. En effet, dans
le texte latin, « faits pour toi » traduit « fecisti nos ad te », c’est-à-dire
« faits pour (aller) vers toi ». Avec la préposition « ad », « toi » n’est pas
un datif d’attribution mais un accusatif de destination. C’est notre marche à
la rencontre du Seigneur-qui-vient qui est en jeu ; la prière est ce qui permet
de tenir dans la foi, de ne pas se décourager, de persévérer. L’exhortation de
Jésus à rester éveillés, aux accents pauliniens (cf. 1 Th 5, 3), se justifie
également par l’urgence de ce qui peut arriver « à l’improviste » et donc la
nécessité d’y être prêts. Persévérance (dont parlait l’évangile de mercredi) et
vigilance gardent vive notre espérance au long de notre pèlerinage vers le
Royaume. »
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