OUI ou NON
Il y a ceux qui disent NON mais qui
font quand même ce qui leur est demandé, et il y a ceux qui disent OUI pour
qu’on les laisse tranquille et qui n’en ont rien à faire ! Et puis il y a
ceux qui tout simplement essaient tant bien que mal de mettre la Parole en
pratique dans la vie de tous les jours.
Avec l’image des deux fils, Jésus
nous présente les deux premiers groupes, d’un côté les pêcheurs qui se
convertissent et de l’autre ceux qui se croient justes. Les publicains et les
prostituées représentent tout ce que les bien-pensant de l’époque de Jésus
considéraient comme méprisables et qui ne se gênaient par pour lui reprocher de
fréquenter un Zachée ou une Marie-Madeleine. Il semble certain que l’une comme
l’autre sont en bonne place au Royaume de Dieu, devant bien des scribes et des
pharisiens.
Jésus me dit aujourd’hui de ne pas
juger et surtout de ne pas condamner « ceux qui ne répondent pas à nos
critères personnels ou sociaux, ceux que nous méprisons sans connaître leur histoire, que
nous condamnons sans établir leurs fautes, ceux auxquels nous nous
comparons pour nous trouver meilleurs qu’eux. »
Dans son commentaire, le Père
Roucou écrit : «Travailler à
la vigne du Seigneur n’est-ce pas prendre notre part aux actes qui visent plus
de paix, de justice, de fraternité, qui rapprochent les êtres humains au lieu
de les diviser et de les opposer ? … Pour que notre oui soit oui, nous
sommes invités à la conversion, personnellement et en Église, quant à notre
regard sur les autres, à nos schémas de pensée, à la manière des publicains et
des prostituées qui répondaient à la parole de Jean le Baptiste, se convertissaient
et prenaient ainsi la route du Royaume de Dieu. C’est eux que le Christ nous
présente comme figures de conversion pour entrer dans ce mouvement d’accueil de
Celui qui vient, l’Emmanuel, Lumière en nos temps parfois sombres. »
« Seigneur, merci de m’avoir invité à travailler à ta
vigne. Tu me connais, tu sais que parfois je te dis oui et je ne le fais pas.
D’autres fois je te dis non, mais quand je prends conscience de mon non,
j’essaie de m’engager quand même. Donne-moi la grâce de te découvrir avec tant
de force dans tes invitations que je ne puisse pas te dire non et que j’arrive
à faire ce que tu me demandes avec joie. » (Eugénie Alvarez, Regnum Christi)
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