Ne dis rien à personne
Le 9 janvier nous avions le récit
de Luc, aujourd’hui c’est Marc qui raconte la guérison du lépreux. J’avais
médité sur : « si tu le veux, tu peux me purifier », aujourd’hui
je retiens deux choses, Jésus demande au « guéri » de n’en point
parler et Marc note que Jésus «ne pouvait plus entrer ouvertement dans une
ville, mais restait à l’écart ».
« Ne dis rien à
personne », le Père Charles LLobet commente : « à maintes
reprises on trouve cette phrase dans l’Evangile : Jésus ne veut pas que
les gens le prennent pour un guérisseur, il ne veut pas déchaîner un
enthousiasme ambigu. » L’autre motif c’est que Jésus s’est laissé
approcher et toucher par le lépreux, Il doit donc rester lui aussi à l’écart
jusqu’à ce que sa guérison soit reconnue par le prêtre. Ainsi Jésus respecte la
loi, celle des « gestes barrières » et celle de Moïse !
Evidemment le lépreux guéri ne peut
s’empêcher de laisser éclater sa joie et proclamer la nouvelle, proclamer la
« Bonne Nouvelle » ! Si bien que si Jésus reste à l’écart, c’est
la foule qui vient à Lui.
« L’homme sauvé devient témoin, écrit Sœur Véronique
Thiébaut, de telle sorte qu’à la fin du récit, ce n’est plus Jésus qui vient
mais « de partout on venait à lui ». Dans l’acte de foi, on reconnaît
ce double mouvement : se laisser approcher par le Christ et s’approcher de
Lui. Échange fécond, ouvrant la porte du salut. »
« Seigneur laisse moi t’approcher. Tu le veux, à chaque fois Tu me purifies. Rends moi capable de
reconnaître les bienfaits de Dieu à travers les évènement de notre temps et donne-moi
la force et le courage de proclamer Ta Bonne Nouvelle. »
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