« Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs »
Ce matin, c’est saint Marc qui nous
raconte l’appel de Matthieu l’évangéliste qui n’est autre que ce « Lévi,
fils d’Alphée », ce publicain, collecteur d’impôts, faisant
consciencieusement son travail. Jésus passe, le voit, lui dit : « suis-moi »,
« L’homme se leva et le suivit ».
Inimaginable l’efficacité de la
parole du Christ, sa puissance, Il dit et cela se réalise, comme pour la
création : « Dieu dit… et il y eut… et la lumière fut. ».
Matthieu quitte son travail et rejoint le groupe des disciples qui suivent Jésus.
Il veut fêter ça, il invite Jésus à sa table avec ses amis et ses collègues,
évidemment des publicains comme lui, des gens qui ne fréquentent pas
particulièrement les synagogues, des gens qui ne connaissent pas les Ecritures.
Alors les pharisiens s’étonnent que Jésus accepte cette compagnie, accepte de
manger avec eux.
Comment aurions nous réagi ?
La Sœur Apostolique de Saint Jean qui assure le commentaire du jour nous aide à
réfléchir : « Cette présence agissante de Jésus est redoutable pour
le pharisien que nous sommes, toujours prêt à s’indigner de la miséricorde,
de la proximité de Dieu à l’égard du pécheur, qui à nos yeux ne la mérite en
rien ! Tout est à nu devant Lui, rien ne lui échappe : sa justice, ce n’est pas
la dureté mais l’alliance de la vérité et de la compassion, dont le regard est
bien plus pénétrant que nos comptes et critiques. En Jésus, nous avons le grand
prêtre par excellence, dont le cœur éprouvé sait compatir à nos faiblesses,
dont la perspicacité clarifie notre regard et remet tout en ordre. Comme elle
est douce pour qui se sait fragile, la parole de Dieu ! Comme il est bon de se
laisser aimer sans faux-semblants, tel qu’on est ! Avançons nous donc vers le
Père, dans l’assurance de son amour et de son secours. »
Et réjouissons nous de ce que le
Christ soit venu appeler les pécheurs que nous sommes !
« Me voici, Seigneur, assis
dans la routine de mes journées, installé dans mes occupations, peut-être même
figé dans certaines habitudes qui m’éloignent de toi. Jésus, tu passes devant
moi en ce temps de prière, comme tu passais devant Lévi ce jour-là. Pose sur
moi ton regard, fais que j’entende ton appel ! …Donne-moi, Seigneur, le
courage de marcher à ta suite, c’est-à-dire d’apprendre de toi en tant que
disciple. Jésus, je veux t’ouvrir les portes de ma maison, de ma vie, de mon
cœur. » (Sarah Cleary, consacrée de Regnum
Christi)
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