17 janvier 2026 L'appel de Matthieu

 

« Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs »

Ce matin, c’est saint Marc qui nous raconte l’appel de Matthieu l’évangéliste qui n’est autre que ce « Lévi, fils d’Alphée », ce publicain, collecteur d’impôts, faisant consciencieusement son travail. Jésus passe, le voit, lui dit : « suis-moi », « L’homme se leva et le suivit ».

Inimaginable l’efficacité de la parole du Christ, sa puissance, Il dit et cela se réalise, comme pour la création : « Dieu dit… et il y eut… et la lumière fut. ». Matthieu quitte son travail et rejoint le groupe des disciples qui suivent Jésus. Il veut fêter ça, il invite Jésus à sa table avec ses amis et ses collègues, évidemment des publicains comme lui, des gens qui ne fréquentent pas particulièrement les synagogues, des gens qui ne connaissent pas les Ecritures. Alors les pharisiens s’étonnent que Jésus accepte cette compagnie, accepte de manger avec eux.

Comment aurions nous réagi ? La Sœur Apostolique de Saint Jean qui assure le commentaire du jour nous aide à réfléchir : « Cette présence agissante de ­Jésus est redoutable pour le pharisien que nous sommes, toujours prêt à s’indigner de la miséricorde, de la proximité de Dieu à l’égard du pécheur, qui à nos yeux ne la mérite en rien ! Tout est à nu devant Lui, rien ne lui échappe : sa justice, ce n’est pas la dureté mais l’alliance de la vérité et de la compassion, dont le regard est bien plus pénétrant que nos comptes et critiques. En Jésus, nous avons le grand prêtre par excellence, dont le cœur éprouvé sait compatir à nos faiblesses, dont la perspicacité clarifie notre regard et remet tout en ordre. Comme elle est douce pour qui se sait fragile, la parole de Dieu ! Comme il est bon de se laisser aimer sans faux-semblants, tel qu’on est ! Avançons nous donc vers le Père, dans l’assurance de son amour et de son secours. »

Et réjouissons nous de ce que le Christ soit venu appeler les pécheurs que nous sommes !

« Me voici, Seigneur, assis dans la routine de mes journées, installé dans mes occupations, peut-être même figé dans certaines habitudes qui m’éloignent de toi. Jésus, tu passes devant moi en ce temps de prière, comme tu passais devant Lévi ce jour-là. Pose sur moi ton regard, fais que j’entende ton appel ! …Donne-moi, Seigneur, le courage de marcher à ta suite, c’est-à-dire d’apprendre de toi en tant que disciple. Jésus, je veux t’ouvrir les portes de ma maison, de ma vie, de mon cœur. » (Sarah Cleary, consacrée de Regnum Christi)

 

 

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