« Il
a perdu la tête »
Évangile selon saint Marc 3, 20-21
En ce temps-là, Jésus revint à la
maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas
possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir
de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
Tout petit cet évangile, mais deux
attitudes qui me parlent en cette semaine de l’unité.
Il y a d’abord cette foule qui se
presse autour de Jésus, comme le fait souvent remarquer Marc, on ne peut même
plus manger tranquillement ! « Ce rassemblement pourrait préfigurer
la communauté chrétienne, écrit Michel Bertrand. Une communauté ouverte, où
l’on vient pour se nourrir et dont on repart pour témoigner. Une « foule » dont
le seul lien est cette Parole qui la fonde. » Est-ce l’image de notre
communauté chrétienne, c’est de moins en moins souvent que la foule se presse à
la rencontre du Christ. A l’intérieur de chaque confession chrétienne il y a
des divisions et toutes ces confessions se réclament de Jésus crucifié pour
nous et ressuscité pour nous donner la vie. Prions pour l’unité chez nous et
entre nous :
« Seigneur Jésus, par l’action de
l’Esprit Saint dans l’unique baptême, tu nous as accordé des grâces
merveilleuses et de multiples dons pour l’édification de ton corps qu’est
l’Église. Donne-nous aujourd’hui la volonté d’apprécier pleinement la richesse
de leur diversité et de les utiliser sans réserve pour servir l’annonce de
l’Évangile. En ton nom, nous prions. Amen. » (prière du septième jour de la semaine de l’unité
dont le thème est ; « Le don de Dieu offert dans le baptême
Puis il y a l’attitude des proches
de Jésus, ils ont honte de lui, ils veulent « se saisir de lui » car
il dérange, il perturbe, « il a perdu la tête ». Il nous arrive
aujourd’hui encore d’avoir honte du Christ, à chaque fois que nous n’osons pas
parler de Lui, que nous ne nous affirmons pas comme chrétiens. Par ailleurs en
entretenant nos divisions, c’est nous qui avons « perdu la
tête » ! C’est encore Michel Bertrand qui
écrit : « Ainsi, ce sont parfois ceux qui se pensent les plus
proches du Seigneur qui ne le comprennent pas. N’est-ce pas une tentation des
chrétiens et des Églises ? Quant au lieu de rendre le Christ présent au
cœur du monde, ils mettent la main sur lui. Ils le protègent dans leurs
institutions, leurs doctrines et parfois leurs silences. Ils contrôlent,
jusqu’à l’étouffer, son message trop subversif, trop dérangeant pour les idoles
et les puissances de ce monde ou pour eux-mêmes. »
«Jésus, Christ, Fils de Dieu, je te
rends grâce pour ta vie, pour ton Incarnation, pour tes journées passées au
milieu des hommes. Plus je te côtoie, plus je découvre comment tu agis et
comment tu accomplis ta mission. Conforme mes pensées, mes modes d’action aux
tiens. Accorde moi la grâce de vivre cette journée en ta compagnie, inspire mes
choix, viens aimer et agir en moi. » (Céline Cochin, consacrée de Regnum
Christi)
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