24 janvier 2026 "Il a perdu la tête"

 

« Il a perdu la tête »

  Évangile selon saint Marc 3, 20-21

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »

Tout petit cet évangile, mais deux attitudes qui me parlent en cette semaine de l’unité.

Il y a d’abord cette foule qui se presse autour de Jésus, comme le fait souvent remarquer Marc, on ne peut même plus manger tranquillement ! « Ce rassemblement pourrait préfigurer la communauté chrétienne, écrit Michel Bertrand. Une communauté ouverte, où l’on vient pour se nourrir et dont on repart pour témoigner. Une « foule » dont le seul lien est cette Parole qui la fonde. » Est-ce l’image de notre communauté chrétienne, c’est de moins en moins souvent que la foule se presse à la rencontre du Christ. A l’intérieur de chaque confession chrétienne il y a des divisions et toutes ces confessions se réclament de Jésus crucifié pour nous et ressuscité pour nous donner la vie. Prions pour l’unité chez nous et entre nous :

« Seigneur Jésus, par l’action de l’Esprit Saint dans l’unique baptême, tu nous as accordé des grâces merveilleuses et de multiples dons pour l’édification de ton corps qu’est l’Église. Donne-nous aujourd’hui la volonté d’apprécier pleinement la richesse de leur diversité et de les utiliser sans réserve pour servir l’annonce de l’Évangile. En ton nom, nous prions. Amen. » (prière du septième jour de la semaine de l’unité dont le thème est ; « Le don de Dieu offert dans le baptême

Puis il y a l’attitude des proches de Jésus, ils ont honte de lui, ils veulent « se saisir de lui » car il dérange, il perturbe, « il a perdu la tête ». Il nous arrive aujourd’hui encore d’avoir honte du Christ, à chaque fois que nous n’osons pas parler de Lui, que nous ne nous affirmons pas comme chrétiens. Par ailleurs en entretenant nos divisions, c’est nous qui avons « perdu la tête » ! C’est encore Michel Bertrand qui écrit : « Ainsi, ce sont parfois ceux qui se pensent les plus proches du Seigneur qui ne le comprennent pas. N’est-ce pas une tentation des chrétiens et des Églises ? Quant au lieu de rendre le Christ présent au cœur du monde, ils mettent la main sur lui. Ils le protègent dans leurs institutions, leurs doctrines et parfois leurs silences. Ils contrôlent, jusqu’à l’étouffer, son message trop subversif, trop dérangeant pour les idoles et les puissances de ce monde ou pour eux-mêmes. »

«Jésus, Christ, Fils de Dieu, je te rends grâce pour ta vie, pour ton Incarnation, pour tes journées passées au milieu des hommes. Plus je te côtoie, plus je découvre comment tu agis et comment tu accomplis ta mission. Conforme mes pensées, mes modes d’action aux tiens. Accorde moi la grâce de vivre cette journée en ta compagnie, inspire mes choix, viens aimer et agir en moi. » (Céline Cochin, consacrée de Regnum Christi)

 

 

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