3 janvier 2026 Sainte Geneviève

 

Sainte Geneviève

Patronne de Paris, patronne de la gendarmerie, Geneviève est née à Nanterre vers 420 et morte à Paris entre 502 et 512. Dès ses 16 ans elle mène une vie consacrée et ascétique, ce qui ne l’empêche pas vers 25 ans de succéder à son père à la tête du domaine familial et à participer à la direction de la ville de Paris, ce qui lui donne une stature différente de la petite bergère de Nanterre. On dit d’elle : « Elle s’impose comme une femme d’affaires, propriétaire de riches terres dont elle a fait bénéficier les Parisiens les plus pauvres, et comme une femme politique avisée prenant peu à peu en main les destinées de la célèbre cité. » En effet, selon la tradition, par deux fois elle sauva sa ville. La première fois lors du siège de Paris en 451 elle convainc les habitants de ne pas abandonner la cité  aux Huns et à résister à l’invasion, « Que les hommes fuient, s’ils veulent, dit-elle, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. » La seconde fois en 465 elle s’oppose aux Francs qui assiègent la ville, en la ravitaillant avec du blé de la Brie et de la Champagne, forçant ainsi le blocus.

Le 3 janvier 1913, pour le 1400e anniversaire de la mort de la sainte, Charles Péguy écrit « La Tapisserie de sainte Geneviève et de Jeanne d’Arc », méditons en le début :

« Comme elle avait gardé les moutons à Nanterre,

On la mit à garder un bien autre troupeau,

La plus énorme horde où le loup et l’agneau

Aient jamais confondu leur commune misère

Et comme elle veillait tous les soirs solitaire

Dans la cour de la ferme ou sur le bord de l’eau,

Du pied du même saule et du même bouleau

Elle veille aujourd’hui sur ce monstre de pierre.

Et quand le soir viendra qui fermera le jour,

C’est elle la caduque et l’antique bergère,

Qui ramassant Paris et tout son alentour

Conduira d’un pas ferme et d’une main légère

Pour la dernière fois dans la dernière cour

Le troupeau le plus vaste à la droite du père. »

“Sainte Geneviève, notre sœur,

Écoute favorablement nos prières :
 En venant vers toi, nous nous souvenons de tous les bienfaits
 Que depuis seize siècles tu n’as cessé d’obtenir de Dieu
 En faveur de celles et ceux qui se sont placés sous ta bienveillante protection.
 Aujourd’hui, de nouveau, nous implorons le secours de ta puissante intercession :
 Pour notre pays, pour notre cité et la paix dans le monde ;
 Pour l’unité des baptisés et le rayonnement de l’Église ;
 Pour la conversion des pécheurs et le relèvement des faibles ;
 Pour le soulagement des malades et le réconfort des mourants ;
 Pour la consolation des affligés et la libération des prisonniers.
 Mais en premier lieu, c’est pour notre salut et pour celui de nos frères,
 Qu’avec toi, très fidèle servante de Dieu, nous élevons nos regards vers Lui. 

Sainte Geneviève, notre protectrice, pleins de confiance, 

Nous nous remettons entre tes mains afin que tu présentes au Seigneur :
 Notre disponibilité à sa douce volonté,
 Et notre résolution à renoncer au Mal tout au long de notre pèlerinage sur cette terre ;
 Notre espérance de parvenir au bonheur du ciel, là où nous te retrouverons un jour. 

Sainte Geneviève, notre bergère,
 Accepte de nous bénir comme, en tant de circonstances, tu le fis dans le passé :
 Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
 Amen.”

 

P.S. évangile du jour : Jean 1, 29-34

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