Sainte Geneviève
Patronne de
Paris, patronne de la gendarmerie, Geneviève est née à Nanterre vers 420 et
morte à Paris entre 502 et 512. Dès ses 16 ans elle mène une vie consacrée et
ascétique, ce qui ne l’empêche pas vers 25 ans de succéder à son père à la tête
du domaine familial et à participer à la direction de la ville de Paris, ce qui
lui donne une stature différente de la petite bergère de Nanterre. On dit
d’elle : « Elle s’impose comme une femme
d’affaires, propriétaire de riches terres dont elle a fait bénéficier les
Parisiens les plus pauvres, et comme une femme politique avisée prenant peu à
peu en main les destinées de la célèbre cité. » En effet, selon la
tradition, par deux fois elle sauva sa ville. La première fois lors du siège de
Paris en 451 elle convainc les habitants de ne pas abandonner la cité aux
Huns et à résister à l’invasion, « Que les hommes fuient, s’ils veulent, dit-elle, s’ils ne sont
plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant
qu’Il entendra nos supplications. » La seconde fois en 465 elle s’oppose
aux Francs qui assiègent la ville, en la ravitaillant avec du blé de la Brie et
de la Champagne, forçant ainsi le blocus.
Le 3 janvier 1913, pour le 1400e anniversaire de la
mort de la sainte, Charles Péguy écrit « La Tapisserie de sainte
Geneviève et de Jeanne d’Arc », méditons en le début :
« Comme
elle avait gardé les moutons à Nanterre,
On
la mit à garder un bien autre troupeau,
La
plus énorme horde où le loup et l’agneau
Aient
jamais confondu leur commune misère
Et
comme elle veillait tous les soirs solitaire
Dans
la cour de la ferme ou sur le bord de l’eau,
Du
pied du même saule et du même bouleau
Elle
veille aujourd’hui sur ce monstre de pierre.
Et
quand le soir viendra qui fermera le jour,
C’est
elle la caduque et l’antique bergère,
Qui
ramassant Paris et tout son alentour
Conduira
d’un pas ferme et d’une main légère
Pour
la dernière fois dans la dernière cour
Le
troupeau le plus vaste à la droite du père. »
“Sainte Geneviève, notre sœur,
Écoute favorablement nos prières :
En venant vers toi, nous nous souvenons de
tous les bienfaits
Que depuis seize siècles tu n’as cessé
d’obtenir de Dieu
En faveur de celles et ceux qui se sont
placés sous ta bienveillante protection.
Aujourd’hui, de nouveau, nous implorons le
secours de ta puissante intercession :
Pour notre pays, pour notre cité et la paix
dans le monde ;
Pour l’unité des baptisés et le rayonnement
de l’Église ;
Pour la conversion des pécheurs et le
relèvement des faibles ;
Pour le soulagement des malades et le
réconfort des mourants ;
Pour la consolation des affligés et la libération
des prisonniers.
Mais en premier lieu, c’est pour notre
salut et pour celui de nos frères,
Qu’avec toi, très fidèle servante
de Dieu, nous élevons nos regards vers Lui.
Sainte Geneviève, notre protectrice, pleins de
confiance,
Nous nous remettons entre tes mains afin que tu
présentes au Seigneur :
Notre disponibilité à sa douce volonté,
Et notre résolution à renoncer au Mal tout au long de notre pèlerinage
sur cette terre ;
Notre espérance de parvenir au bonheur du ciel, là où nous te
retrouverons un jour.
Sainte Geneviève, notre bergère,
Accepte de nous bénir comme, en tant de circonstances, tu le fis dans le
passé :
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
Amen.”
P.S. évangile du jour : Jean 1, 29-34
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