Le sel de la terre, la lumière du monde
Être une
présence, et une présence agréable ; être témoin sans rebuter ;
éclairer le chemin de la vie et lui donner du goût ; voilà ce que pourrait
vouloir dire ces deux images : le chrétien doit être présent dans le
monde, comme la lumière du jour qui est naturelle et que l’on apprécie
surtout quand il fait sombre, comme la lampe indispensable dans la nuit pour
agir et dont on perçoit l’importance surtout en cas de panne ! Comme le
sel qui donne du goût et sans lequel la nourriture présente moins d’intérêt.
Je pense à
sainte Thérèse de Lisieux, petit grain sel enfouit dans son Carmel, petite
veilleuse clignotante derrière sa clôture monastique et qui aujourd’hui éclaire
le monde et donne envie de la suivre en faisant de nos journées ordinaires des
vies extraordinaires.
Le sel doit
conserver sa saveur, devenu fade, il ne sert plus à rien, on peut le jeter. Le
Père José du Pôle Missionnaire de Fontainebleau dit : « être chrétien de nom, ça ne suffit pas. Il faut en
avoir la saveur, la force ; il faut, dans le quotidien du monde, se fondre
dans la vie des hommes et en relever le goût. » Il ajoute à propos de la
lumière : « Au cœur des nuits que traversent parfois les hommes,
le chrétien doit être lumière : témoigner de l’espérance possible, bâtir
le Royaume où chacun se sait aimé et reconnu, annoncer le Christ Sauveur
jusqu’à ce que sa gloire soit pleinement manifestée. Alors, il n’y aura plus de
nuit. »
« Donner de la saveur au monde et l’éclairer, c’est s’y
engager. Seigneur, garde-nous des replis stériles et soutiens notre goût pour
ce monde. C’est le nôtre et c’est celui qui nous est donné à aimer. Seigneur,
nous manquons souvent à la mission du sel et de la lumière… Soutiens notre
espérance et viens toi-même agir dans nos misères et nos défaillances. » (Patrick Laudet)
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