25 février 2026 Le signe de Jonas

                                                  Évangile selon saint Luc 11, 29-32  

« Il ne lui sera donné que le signe de Jonas »

Chercher des signes pour étayer sa foi n’est pas un mal en soi, mais cette foule semble plutôt avide de merveilleux, de spectaculaire, aussi Jésus la fustige, Il n’est pas venu pour çà ; les guérisons sont souvent une réponse à la foi, à la confiance mise en sa personne « va, ta foi t’a sauvé ! » Ceux qui sont loin du Royaume, ceux qui ignorent le Christ sont parfois plus « croyants » que les baptisés, comme les habitants de Ninive qui se sont convertis à la parole de Jonas, comme la reine de Saba qui entreprend un voyage fatigant pour consulter Salomon ; cette foule  a plus que Jonas et plus que Salomon mais ne sait ni voir, ni entendre, elle en veut toujours plus.

Et nous aujourd’hui ne sommes nous pas parfois comme cette foule. Dans sa méditation le Père Richard Tardiff pose ces questions : « Cherchons nous les consolations de Dieu plus que Dieu lui-même ? Suis-je capable de persévérer dans ma communion avec Dieu dans la prière et les sacrements sans chercher de signes sensibles ? Seigneur, aide-moi à te suivre gratuitement sans chercher de récompense. Aide-moi à t’aimer pour qui tu es et non pas pour ce que tu me donnes. »

Le signe de Jonas, c’est celui de la conversion des Ninivites, celui du retour à la vie, celui que donne le Christ de sa résurrection. « Après trois jours dans le ventre de la baleine, poursuit le Père Tardiff, il (Jonas) revient au monde pour reprendre sa vie, comme le Christ a passé trois jours dans le tombeau pour y sortir vivant, en tant que ressuscité.
Suis-je prêt à contribuer à cette victoire du Seigneur sur la mort et le péché dans ma propre vie et celle de mon prochain ? »

«Seigneur Jésus, je viens vers toi aujourd’hui dans ma prière. Je viens vers toi parce que je sais qui tu es, un Dieu plein de bonté et de miséricorde. Je veux te chercher non pas seulement pour tes signes et tes consolations mais pour ce que tu es. Peu importe si ma prière est aride et difficile. Je ne suis pas ici uniquement pour être consolé mais pour me donner à toi. Je veux accueillir le signe que tu es venu faire travailler en mon cœur, le signe de ma conversion. Transforme mon cœur afin qu’il soit de plus en plus semblable au tien. » (Richard Tardiff, LC)

 

Commentaires