Évangile selon saint Luc 11, 29-32
« Il ne lui sera donné que le signe de
Jonas »
Chercher des
signes pour étayer sa foi n’est pas un mal en soi, mais cette foule semble
plutôt avide de merveilleux, de spectaculaire, aussi Jésus la fustige, Il n’est
pas venu pour çà ; les guérisons sont souvent une réponse à la foi, à la
confiance mise en sa personne « va, ta foi t’a sauvé ! » Ceux
qui sont loin du Royaume, ceux qui ignorent le Christ sont parfois plus
« croyants » que les baptisés, comme les habitants de Ninive qui se
sont convertis à la parole de Jonas, comme la reine de Saba qui entreprend un
voyage fatigant pour consulter Salomon ; cette foule a plus que
Jonas et plus que Salomon mais ne sait ni voir, ni entendre, elle en veut
toujours plus.
Et nous
aujourd’hui ne sommes nous pas parfois comme cette foule. Dans sa méditation le
Père Richard Tardiff pose ces questions : « Cherchons nous les consolations de Dieu plus que
Dieu lui-même ? Suis-je capable de persévérer dans ma communion avec Dieu
dans la prière et les sacrements sans chercher de signes sensibles ?
Seigneur, aide-moi à te suivre gratuitement sans chercher de récompense.
Aide-moi à t’aimer pour qui tu es et non pas pour ce que tu me donnes. »
Le signe de Jonas, c’est celui de
la conversion des Ninivites, celui du retour à la vie, celui que donne le
Christ de sa résurrection. « Après trois jours dans le ventre de la
baleine, poursuit le Père Tardiff, il (Jonas) revient au monde pour reprendre
sa vie, comme le Christ a passé trois jours dans le tombeau pour y sortir
vivant, en tant que ressuscité.
Suis-je prêt à contribuer à cette victoire du Seigneur sur la mort et le péché
dans ma propre vie et celle de mon prochain ? »
«Seigneur Jésus, je viens vers toi
aujourd’hui dans ma prière. Je viens vers toi parce que je sais qui tu es, un
Dieu plein de bonté et de miséricorde. Je veux te chercher non pas seulement
pour tes signes et tes consolations mais pour ce que tu es. Peu importe si ma
prière est aride et difficile. Je ne suis pas ici uniquement pour être consolé
mais pour me donner à toi. Je veux accueillir le signe que tu es venu faire
travailler en mon cœur, le signe de ma conversion. Transforme mon cœur afin
qu’il soit de plus en plus semblable au tien. » (Richard Tardiff, LC)
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