Ne crains pas, crois seulement
Jaïre est chef de synagogue, lui et ses collègues sont méfiants par rapport
à Jésus. Mais sa fille est mourante, alors il prend sur lui et vient supplier
Jésus, au risque d’être critiqué. Et voilà que Jésus s’attarde avec cette femme
qu’il guérit de son mal et renvoie en paix, grâce à sa foi.
Entre temps la jeune fille décède et les messagers ne sont peut-être pas
mécontents de montrer à Jaïre qu’il n’aurait pas du faire cette démarche et de
lui conseiller hypocritement « à quoi bon déranger encore le
Maître ? » c’est pour cela que Jésus lui dit et nous dit :
« ne crains pas, crois seulement ».
La foi est le contraire de la peur. C’est parce qu’elle a foi en Jésus que
la femme malade n’a pas peur de braver la foule et d’oser toucher son vêtement.
Que Jaïre ne doute pas de Jésus, qu’il ait simplement la foi et Jésus ne se
dérobera pas. « Petite fille lève-toi » et, comme le dit le Père
Jean-Marie Petitclerc « celle-ci
retrouve l’énergie de vivre … une énergie qu’il faut entretenir « Faites
la manger ! » ordonne Jésus. » Car Jésus a souci des choses de
la vie ordinaire. Et le père Petitclerc conclue : « Ne crains
pas … crois … et lève-toi … Ces trois paroles de Jésus continuent de nous être
adressées aujourd’hui. Jésus veut l’homme debout ! Puissions-nous entendre
ses paroles et répondre à son appel ! »
De son côté le Père Christophe Roucou écrit :
« Geste et parole de résurrection qui
répondent à la foi manifestée par Jaïre d’un bout à l’autre de cet épisode. Au
milieu de la foule, pressé par elle et par l’urgence, Jésus sait entendre les
appels personnels qui lui sont adressés. À la foi de cette femme et à celle de
Jaïre qu’aucun obstacle n’arrête, il leur répond par des paroles et des gestes
de salut. Et nous, aujourd’hui, qu’attendons-nous du Christ ? Sommes-nous
capables de nous approcher de Lui, humblement. Pris dans la foule de nos
contemporains, saurons-nous voir et nous arrêter auprès de ceux et celles qui
sont en attente d’un geste de vie et de salut ? »
« Jésus, Fils de David, tu as guéri les malades, rendu la vue aux aveugles,
relevé des paralysés et des morts, aie pitié de moi et relève moi de la
paralysie de l’espérance, rends moi la lumière de la foi et guéris en mon cœur
la maladie d’un amour blessé. En réponse à ton amour, je veux commencer à
t’aimer, ouvrir les yeux pour contempler ton œuvre et me lever pour servir mon
prochain et sortir ainsi de mes ténèbres, pour éclairer le monde de la lumière
de ta sainteté. Amen. » (Père Jaroslav de Lobkowicz, Regnum Christi)
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