3 février 2026 Guérison de la fille de Jaïr

 

Ne crains pas, crois seulement

Jaïre est chef de synagogue, lui et ses collègues sont méfiants par rapport à Jésus. Mais sa fille est mourante, alors il prend sur lui et vient supplier Jésus, au risque d’être critiqué. Et voilà que Jésus s’attarde avec cette femme qu’il guérit de son mal et renvoie en paix, grâce à sa foi.

Entre temps la jeune fille décède et les messagers ne sont peut-être pas mécontents de montrer à Jaïre qu’il n’aurait pas du faire cette démarche et de lui conseiller hypocritement « à quoi bon déranger encore le Maître ? » c’est pour cela que Jésus lui dit et nous dit : « ne crains pas, crois seulement ».

La foi est le contraire de la peur. C’est parce qu’elle a foi en Jésus que la femme malade n’a pas peur de braver la foule et d’oser toucher son vêtement. Que Jaïre ne doute pas de Jésus, qu’il ait simplement la foi et Jésus ne se dérobera pas. « Petite fille lève-toi » et, comme le dit le Père Jean-Marie Petitclerc « celle-ci retrouve l’énergie de vivre … une énergie qu’il faut entretenir « Faites la manger ! » ordonne Jésus. » Car Jésus a souci des choses de la vie ordinaire. Et le père Petitclerc conclue : « Ne crains pas … crois … et lève-toi … Ces trois paroles de Jésus continuent de nous être adressées aujourd’hui. Jésus veut l’homme debout ! Puissions-nous entendre ses paroles et répondre à son appel ! »

De son côté le Père Christophe Roucou écrit : « Geste et parole de résurrection qui répondent à la foi manifestée par Jaïre d’un bout à l’autre de cet épisode. Au milieu de la foule, pressé par elle et par l’urgence, Jésus sait entendre les appels personnels qui lui sont adressés. À la foi de cette femme et à celle de Jaïre qu’aucun obstacle n’arrête, il leur répond par des paroles et des gestes de salut. Et nous, aujourd’hui, qu’attendons-nous du Christ ? Sommes-nous capables de nous approcher de Lui, humblement. Pris dans la foule de nos contemporains, saurons-nous voir et nous arrêter auprès de ceux et celles qui sont en attente d’un geste de vie et de salut ? »

« Jésus, Fils de David, tu as guéri les malades, rendu la vue aux aveugles, relevé des paralysés et des morts, aie pitié de moi et relève moi de la paralysie de l’espérance, rends moi la lumière de la foi et guéris en mon cœur la maladie d’un amour blessé. En réponse à ton amour, je veux commencer à t’aimer, ouvrir les yeux pour contempler ton œuvre et me lever pour servir mon prochain et sortir ainsi de mes ténèbres, pour éclairer le monde de la lumière de ta sainteté. Amen. » (Père Jaroslav de Lobkowicz, Regnum Christi)

 

 

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