6 février 2026 La décapitation de Jean-Baptiste

 

La décapitation de Jean Baptiste

A quelles extrémités peuvent mener la haine et la peur de perdre la face ! C’est à se demander qui, dans cette histoire, a perdu la tête. Jean Baptiste est victime de son courage, de sa droiture, de la fidélité à sa mission, mais il gagne la couronne d’éternité.

La fille d’Hérodiade perd la tête en renonçant à « une moitié de royaume » pour demander un acte horrible afin de faire plaisir à maman. Quelle opposition entre cette charmante jeune fille et son ignoble et sanguinaire demande !

Hérodiade perd la tête, aveuglée par sa haine et son égoïsme, par la volonté de supprimer tout ce qui fait obstacle à ses plaisirs et ses ambitions.

Hérode perd la tête en n’ayant pas le courage d’écouter sa conscience par peur du qu’en dira-t-on, par peur de perdre la face.

« Dans cette scène, écrit Sœur Bénédicte de la Croix, la beauté côtoie la violence la plus extrême. N’est-ce pas ce que nous traversons au quotidien : la pesanteur – qui confine ici au sordide – et la grâce, inextricablement mêlées. Mais, sur le seuil d’un tombeau vide, nous avons appris à espérer. »

« Seigneur, tu es « le Chemin, la Vérité et la Vie ». Éclaire ma route et mon cœur pour que je sache te reconnaître au-delà des apparences. Donne-moi la sagesse de savoir ce qui est bien, la volonté de le choisir et la force de le défendre en toutes circonstances. » (Jeanne Guérin)

 

 

 

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