La décapitation de Jean Baptiste
A quelles
extrémités peuvent mener la haine et la peur de perdre la face ! C’est à
se demander qui, dans cette histoire, a perdu la tête. Jean Baptiste est
victime de son courage, de sa droiture, de la fidélité à sa mission, mais il
gagne la couronne d’éternité.
La fille
d’Hérodiade perd la tête en renonçant à « une moitié de royaume »
pour demander un acte horrible afin de faire plaisir à maman. Quelle opposition
entre cette charmante jeune fille et son ignoble et sanguinaire demande !
Hérodiade perd
la tête, aveuglée par sa haine et son égoïsme, par la volonté de supprimer tout
ce qui fait obstacle à ses plaisirs et ses ambitions.
Hérode perd la
tête en n’ayant pas le courage d’écouter sa conscience par peur du qu’en dira-t-on,
par peur de perdre la face.
« Dans cette scène, écrit Sœur Bénédicte de la Croix, la
beauté côtoie la violence la plus extrême. N’est-ce pas ce que nous traversons
au quotidien : la pesanteur – qui confine ici au sordide – et la
grâce, inextricablement mêlées. Mais, sur le seuil d’un tombeau vide, nous
avons appris à espérer. »
« Seigneur, tu es « le
Chemin, la Vérité et la Vie ». Éclaire ma route et mon cœur pour que
je sache te reconnaître au-delà des apparences. Donne-moi la sagesse de savoir
ce qui est bien, la volonté de le choisir et la force de le défendre en toutes
circonstances. » (Jeanne Guérin)
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