« Donne-moi à boire »
Ce n’est pas à un apôtre, ni à une
de ces saintes femmes qui le suivait, ni à un notable que Jésus demande à
boire, mais à une samaritaine qui en plus est venue à l’heure où elle espérait
ne rencontrer personne, car elle n’était pas fréquentable et le savait ;
aussi est-elle la première à s’étonner : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi,
une Samaritaine ? »
Jésus est venu chercher ceux qui sont le plus loin, ceux auxquels on ne
s’attend pas, nouvelle invitation à ne pas juger, à être tolérant avec tout le
monde et à être attentif à tous ceux qui explicitement ou implicitement nous
demandent « à boire » !
Oui, ce mendiant à la porte du
magasin, ce voisin qui est au chômage, ce malade ou cette personne seule qui
attend une visite, c’est Jésus qui me demande « à boire »… Je
m’étonne, je passe mon chemin comme le lévite (tient là aussi c’est un samaritain
qui est « bon ») ou je reconnais le Christ qui veut avoir besoin de
moi pour aider mon prochain pour inviter à venir le voir.
Pour conclure son éditorial, le Père José écrit : « En ce temps de Carême, nous sommes invités à reconnaître nos soifs : soif de paix, de sens, de réconciliation, de joie vraie. Jésus ne promet pas une vie sans désert, mais une eau vive capable de traverser toutes les sécheresses. Que ce Carême soit pour chacun un temps de rencontre, de vérité et de renouvellement, afin que notre communauté paroissiale devienne, à son tour, une source où d’autres viendront boire. »
Seigneur aide moi à donner cette
eau de ta Parole pour qu’à mon tour Tu me donnes cette eau vive qui étanche la
soif à jamais.
« Seigneur, où est ce
puits où te rencontrer ? Je ne sais plus où tourner mon cœur. Le monde
m’enferme en mon péché, mais toi, Seigneur, toi ! Puis-je oser encore
être devant toi ? Tu es là, dans mon tourment. Je t’appelle. Je
t’accueille. Ô toi qui me demandes de t’abreuver de ma confiance, regarde ma
vie, déposée à tes pieds comme ma cruche au coin de la margelle : ton
regard ravive mon âme, j’ai soif de ta miséricorde, Seigneur. Elle libère mon
âme qui à nouveau espère en toi. Je crie de joie pour toi, mon Dieu : tu
es notre Rocher, notre Salut ! » (Prière du commentaire des
Sœurs Apostoliques de Saint Jean dans « La Croix »).
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