11 mars 2026 Pas abolir, mais accomplir

 

« On vous a dit… Moi, je vous dis »,

« On vous a dit… Moi, je vous dis », on aurait vite fait d’accuser Jésus de s’opposer à la Loi, de montrer qu’Il veut imposer une autre loi et de trouver ainsi des motifs pour l’accuser. Jésus refuse cette interprétation, il affirme avec force : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » Il prévient même que la place est restreinte dans son Royaume pour ceux qui ne respectent pas ces commandements : « Pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux ». (Matthieu 5, 17-19)

De cette Loi, Il vient en approfondir le sens, «Il l’accomplit, commente une sœur du Carmel de Frileuse, en indiquant par sa vie même, par son enseignement, et suprêmement par sa mort, la relation filiale que le Père veut établir avec les siens. Cet accomplissement pascal est le seul repère sur notre chemin à la suite du Christ : loi de vie filiale, loi de fraternité. Chacun de nous ayant reçu de lui cette vie doit choisir la vie ainsi donnée. L’accomplissement de la Loi, la Loi du Christ, est comme une naissance à une nouvelle manière de vivre. ­Jésus, qui a donné sa vie et a été relevé d’entre les morts, se plaît à s’accomplir dans notre histoire comme source de vie en nous. Il nous éveille à ne plus chercher des repères pour notre existence dans ce qui relèverait du légalisme, de la casuistique. Il nous éveille peu à peu à naître à nous-mêmes en suivant librement son chemin pascal de confiance filiale et de confiance fraternelle. »

C’est ce qu’à dit le Pape François à l’occasion d’un Angélus (16 févier 2014) : « Jésus ne veut donc pas supprimer les commandements que le Seigneur a donnés par Moïse, mais il veut les porter à leur plénitude. Et il ajoute tout de suite après que “l’accomplissement” de la Loi demande une justice supérieure, une observance plus authentique. Il dit en effet à ses disciples : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 5, 20). De tout cela, on comprend que Jésus ne donne pas d’importance à l’observance disciplinaire et à la conduite extérieure seules. Il va à la racine de la Loi, visant surtout l’intention, c’est-à-dire le cœur de l’homme, où prennent leurs origines nos actions bonnes ou mauvaises. Pour obtenir des comportements bons et honnêtes, les règles juridiques ne suffisent pas, mais il faut des motivations profondes, expression d’une sagesse cachée, la Sagesse de Dieu, qui peut être accueillie grâce à l’Esprit Saint. Et nous, par la foi en Christ, nous pouvons nous ouvrir à l’action de l’Esprit, qui nous rend capables de vivre l’amour divin. »

« Sans toi, Seigneur, je ne peux rien, mais avec toi je peux tout. Donne-moi, Seigneur, de vivre aujourd’hui – et rien qu’aujourd’hui – avec fidélité ma journée, en l’offrant pour les personnes qui en ont le plus besoin. » (Chantal de Baillenx, consacrée de Regnum Christi)

 

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