« On vous a dit… Moi, je vous
dis »,
« On vous a dit… Moi, je vous dis », on
aurait vite fait d’accuser Jésus de s’opposer à la Loi, de montrer qu’Il veut
imposer une autre loi et de trouver ainsi des motifs pour l’accuser. Jésus
refuse cette interprétation, il affirme avec force : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les
Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » Il prévient même
que la place est restreinte dans son Royaume pour ceux qui ne respectent pas
ces commandements : « Pas un seul trait ne disparaîtra de
la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces
plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera
déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux ». (Matthieu 5,
17-19)
De cette Loi, Il vient en approfondir le sens, «Il
l’accomplit, commente une sœur du Carmel de Frileuse, en indiquant par sa vie
même, par son enseignement, et suprêmement par sa mort, la relation filiale que
le Père veut établir avec les siens. Cet accomplissement pascal est le seul
repère sur notre chemin à la suite du Christ : loi de vie filiale, loi de
fraternité. Chacun de nous ayant reçu de lui cette vie doit choisir la vie
ainsi donnée. L’accomplissement de la Loi, la Loi du Christ, est comme une naissance
à une nouvelle manière de vivre. Jésus, qui a donné sa vie et a été relevé
d’entre les morts, se plaît à s’accomplir dans notre histoire comme source de
vie en nous. Il nous éveille à ne plus chercher des repères pour notre
existence dans ce qui relèverait du légalisme, de la casuistique. Il nous
éveille peu à peu à naître à nous-mêmes en suivant librement son chemin pascal
de confiance filiale et de confiance fraternelle. »
C’est ce qu’à dit le Pape François
à l’occasion d’un Angélus (16 févier 2014) : « Jésus ne veut
donc pas supprimer les commandements que le Seigneur a donnés par Moïse, mais
il veut les porter à leur plénitude. Et il ajoute tout de suite après que
“l’accomplissement” de la Loi demande une justice supérieure, une observance
plus authentique. Il dit en effet à ses disciples : « Si votre justice ne
surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le
Royaume des cieux » (Mt 5, 20). De tout cela, on comprend que
Jésus ne donne pas d’importance à l’observance disciplinaire et à la conduite
extérieure seules. Il va à la racine de la Loi, visant surtout l’intention,
c’est-à-dire le cœur de l’homme, où prennent leurs origines nos actions bonnes
ou mauvaises. Pour obtenir des comportements bons et honnêtes, les règles juridiques
ne suffisent pas, mais il faut des motivations profondes, expression d’une
sagesse cachée, la Sagesse de Dieu, qui peut être accueillie grâce à l’Esprit
Saint. Et nous, par la foi en Christ, nous pouvons nous ouvrir à l’action de
l’Esprit, qui nous rend capables de vivre l’amour divin. »
« Sans toi, Seigneur, je ne peux
rien, mais avec toi je peux tout. Donne-moi, Seigneur, de vivre aujourd’hui –
et rien qu’aujourd’hui – avec fidélité ma journée, en l’offrant pour les
personnes qui en ont le plus besoin. » (Chantal de Baillenx, consacrée de Regnum
Christi)
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