12 mars 2026 Qui n'assemble pas avec moi, disperse.

 

« Celui qui n’assemble pas avec moi, disperse »


 
Aujourd’hui, c’est saint Luc (11, 14-23) qui nous raconte la mauvaise foi de ceux qui refusent de voir en Jésus le Messie. Il guérit un muet, mais c’est par le Mauvais qu’il fait ça, ce n’est pas le signe attendu, ils veulent un signe venant du ciel ! Jésus ne pouvait pas ne pas réagir. Non, ce n’est pas par le démon qu’il accompli des miracles, le démon est plus malin qu’eux, il ne va pas se saborder lui-même, mais ces gens refusent de voir clair, refusent la Lumière, refuse le Royaume, ils ne cherchent qu’à diviser et non à unir !

Et nous ? Et moi ?

Jean Baptiste Ribes m’aide à me remettre en question : « L’attitude de ces pharisiens peut nous inciter à nous poser la question : qu’en est-il de moi ? Il est vrai que je ne refuse pas le Christ de manière totale dans ma vie mais il y a peut-être certaines actions ou comportements qui m’empêchent de l’accueillir pleinement. Qu’est-ce qui m’empêche parfois de voir l’action de Dieu dans ma vie alors qu’elle est évidente ? Que cette période de Carême me permette de prendre conscience que Dieu agit bel et bien dans ma vie. »

Sœur Nathalie termine sa médiation par cette jolie phrase : « Heureux temps de Carême, pendant lequel nous sommes invités à prononcer tous les « non » nécessaires à un véritable « oui », à retrancher jour après jour ce qui nous retient dans notre marche avec lui ! »

Et dans son commentaire Christophe Roucou écrit : « Cet évangile nous presse de ne pas tomber dans les pièges du soupçon et des divisions au sein des familles, entre amis, dans la communauté chrétienne, dans l’Église, dans notre humanité. Jésus, au contraire, est venu « réunir dans l’unité les enfants de Dieu qui sont dispersés » (Jn 11, 52) et il le fait en manifestant en actes et en paroles que « le règne de Dieu est venu jusqu’à vous ». Interrogation vive sur la manière dont nos paroles et nos actes servent la division ou la rencontre entre êtres humains. Invitation forte à nous qui vivons au sein de sociétés multireligieuses ou de communautés chrétiennes multiculturelles à rassembler avec le Christ, c’est-à-dire avec les liens du pardon, de la justice et de l’amour. Pour rassembler avec Lui, encore faut-il oser faire nôtre la demande du psalmiste : « Unifie mon cœur pour qu’il craigne ton nom. » (Ps 85). »

« Seigneur, tu as dit : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. » Tu nous as créés libres, donc c’est à nous de choisir notre camp. Cependant, Seigneur, tu sais que je suis faible et que je tombe souvent ; et parfois mes actions semblent attester que je suis contre toi. Je veux te suivre. C’est pour cela que je te demande ta grâce et ta force afin d’y parvenir. Seigneur, sois l’homme fort qui retire le mal de mon cœur. » (Jean-Baptiste Ribes)

 

 

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