« Celui qui n’assemble pas
avec moi, disperse »
Aujourd’hui,
c’est saint Luc (11, 14-23) qui nous raconte la mauvaise foi de ceux qui
refusent de voir en Jésus le Messie. Il guérit un muet, mais c’est par le
Mauvais qu’il fait ça, ce n’est pas le signe attendu, ils veulent un signe
venant du ciel ! Jésus ne pouvait pas ne pas réagir. Non, ce n’est pas par
le démon qu’il accompli des miracles, le démon est plus malin qu’eux, il ne va
pas se saborder lui-même, mais ces gens refusent de voir clair, refusent la
Lumière, refuse le Royaume, ils ne cherchent qu’à diviser et non à unir !
Et nous ?
Et moi ?
Jean Baptiste
Ribes m’aide à me remettre en question : « L’attitude de
ces pharisiens peut nous inciter à nous poser la question : qu’en est-il de moi
? Il est vrai que je ne refuse pas le Christ de manière totale dans ma vie mais
il y a peut-être certaines actions ou comportements qui m’empêchent de
l’accueillir pleinement. Qu’est-ce qui m’empêche parfois de voir l’action de
Dieu dans ma vie alors qu’elle est évidente ? Que cette période de Carême me
permette de prendre conscience que Dieu agit bel et bien dans ma vie. »
Sœur
Nathalie termine sa médiation par cette jolie phrase : « Heureux temps de Carême, pendant lequel
nous sommes invités à prononcer tous les « non » nécessaires à un véritable
« oui », à retrancher jour après jour ce qui nous retient dans notre marche
avec lui ! »
Et dans son
commentaire Christophe Roucou écrit : « Cet évangile nous presse de ne pas tomber dans les
pièges du soupçon et des divisions au sein des familles, entre amis, dans la
communauté chrétienne, dans l’Église, dans notre humanité. Jésus, au contraire,
est venu « réunir dans l’unité les enfants de Dieu qui sont dispersés » (Jn
11, 52) et il le fait en manifestant en actes et en paroles que « le
règne de Dieu est venu jusqu’à vous ». Interrogation vive sur la
manière dont nos paroles et nos actes servent la division ou la rencontre entre
êtres humains. Invitation forte à nous qui vivons au sein de sociétés
multireligieuses ou de communautés chrétiennes multiculturelles à rassembler
avec le Christ, c’est-à-dire avec les liens du pardon, de la justice et de
l’amour. Pour rassembler avec Lui, encore faut-il oser faire nôtre la demande
du psalmiste : « Unifie mon cœur pour qu’il craigne ton nom. » (Ps
85). »
« Seigneur, tu as dit : « Celui
qui n’est pas avec moi est contre moi. » Tu nous as créés libres, donc
c’est à nous de choisir notre camp. Cependant, Seigneur, tu sais que je suis
faible et que je tombe souvent ; et parfois mes actions semblent attester que
je suis contre toi. Je veux te suivre. C’est pour cela que je te demande ta
grâce et ta force afin d’y parvenir. Seigneur, sois l’homme fort qui retire le
mal de mon cœur. » (Jean-Baptiste Ribes)
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