Trahir
et renier
« L’un de vous me
livrera »
« le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois
fois. »
Trahir le Christ, le renier, Il
s’agit de ceux que Jésus a choisi, des apôtres, ceux qui l’accompagnent depuis
le début. L’un s’est laissé séduire par l’appât du gain, l’autre, malgré sa
fougue, a ses moments de faiblesse ; tous n’en mènent pas large, « se
pourrait-il que ce soit moi ? », angoisse qui se traduit par la
question de Jean « Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus marche vers sa Passion, c’est
pour nous sauver, nous relever de nos faiblesses qu’il donne sa vie,
aujourd’hui comme hier nous sommes capables, qui que nous soyons, de le trahir
et de le renier. Mais gardons confiance, prions… Pierre a pleuré et il a donné
sa vie à son tour !
« Jésus est bouleversé par notre refus de recevoir son
Père, notre Père, lit-on dans le commentaire du jour. Prompts à prétendre
suivre Jésus et à le défendre, nous risquons, comme Pierre, de renier Jésus et
le Père, à travers ceux qu’ils nous avaient envoyés et que nous renions. Si
nous étions plus lucides sur nos incohérences, nos faiblesses et nos
prétentions, c’est dans la prière que nous mettrions nos forces : « Seigneur, sauve
moi ! C’est toi notre refuge, notre roc, notre espérance ». Soyons
attentifs à écouter le cœur du Christ, comme le fit Jean à la Cène : renouvelés
dans l’eucharistie, nous accompagnerons Jésus pas à pas dans sa Passion, comme
ces « petits enfants » dont Dieu seul est la force. Qu’en ces Jours saints,
notre espérance et notre gratitude se réjouissent de ce que son salut parvienne
jusqu’aux extrémités de la terre : la terre de notre personne, de notre
famille, de notre communauté chrétienne et de tous les hommes ! Que le Christ
soit notre louange, toujours ! » (Une sœur apostolique de saint Jean)
« Seigneur, les difficultés et les
drames que traverse ton Église depuis de nombreuses années ne doivent pas
décourager tes fidèles. Tu sais combien il est nécessaire de manifester notre
attachement à tes commandements. Mais, Seigneur, tu connais notre faiblesse et
tu connais aussi notre manque de profondeur. Sans ta grâce, notre foi est
stérile. Seigneur, accorde-nous de nous en remettre chaque jour à la multitude
de tes saints qui vivent la réalisation de l’avenir que tu nous as
promis. » ( Cécile
Beaure d’Augères, consacrée de Regnum Christi)
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