« Que voulez-vous me donner, si je vous le livre
? »
Hier Jean,
aujourd’hui Matthieu nous parlent de la trahison de Judas. Ici, on voit le
marchandage, l’Iscariote vient négocier avec les grands prêtres qui cherchent à
s’emparer de Jésus : « Que
voulez-vous me donner, si je vous le livre ? », il vient marchander son
Maitre ! Ils conviennent de trente pièces d’argent, un petit mois de
salaire, ce n’est vraiment pas une somme énorme, surtout pour le Fils de Dieu,
mais on ne peut servir deux maitres à la fois, Dieu et l’Argent, même pour un
« gagne-petit »… La cupidité, l’avarice, la convoitise, sans oublier
la rancœur, c’est tout cela que l’amour de l’argent vient semer dans le cœur et
faire oublier l’amitié, la reconnaissance, le sens de l’autre, le respect et la
justice.
Qu’il est facile de critiquer
Judas, mais n’oublions pas de commencer par faire notre examen de
conscience. « Il en fallait bien un pour poser ce
geste ignoble, commente une Sœur du Carmel, « trahir l’ami qui avec lui
partageait son pain », et ainsi lui permettre d’aller au bout de sa
mission de salut. Mais ne sommes nous pas tous à différents degrés
des petits Judas ? Ne lâchons nous pas le Maître, comme les onze,
quand son heure arrive ? Et nos petits arrangements pour supplanter les autres,
nos dérobades devant le témoignage que nous devrions donner de Lui, nos
lâchetés et nos fuites pour ne pas faire face à nos engagements… y pensons
nous ? »
« Jésus, je te confie ma vie de foi,
avec ses hauts et ses bas. Je te demande pardon pour mes tiédeurs et mes
hésitations. Surtout, je te rends grâce pour le pain de vie que tu me donnes,
afin que je vive en communion avec toi. Donne-moi la paix et la joie de savoir
que je suis ton disciple. Ton amour et ton amitié me suffisent. » (Emanuelle Pastore,
consacrée de Regnum Christi)
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