« Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en
Galilée »
Les femmes « coururent porter la nouvelle à ses
disciples » ; les gardes « allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était
passé. »
C’est la BONNE NOUVELLE, et le « tout ce qui
s’était passé » montre bien que les gardes n’en mènent pas large, ils
n’ont pas vu uniquement le tombeau vide, ils ont pris conscience que quelque
chose d’extraordinaire vient de se passer et qu’ils ne pouvaient rien
faire ! Mais les unes comme les autres ne peuvent se taire, la mission est
en route, chacun reçoit le témoignage selon sa bonne ou mauvaise foi !
Les disciples vont croire… et agir (la preuve nous
sommes là aujourd’hui), même si Thomas voudra « voir » et son
expérience ne fait que conforter notre foi. Les grands prêtres refusent de
croire, alors comme toujours, ils se protègent, ils ne peuvent se désavouer,
perdre tout crédit, ils inventent une fable et paient pour la diffuser (les
fake news ne sont pas d’hier !)
L’important c’est que les premières paroles du
Ressuscité soient rassurantes « soyez sans crainte » et qu’elles
indiquent la marche à suivre : « allez annoncer à mes frères ».
Ces paroles sont les mêmes pour nous aujourd’hui. Véronique Chevrier nous
propose cette méditation : « Et si nous racontons, à qui raconter ? Comment ? Que signifie le parallèle
entre l’annonce aux disciples du Seigneur, aux frères du Seigneur et aux grands
prêtres ? Gardons en tête le récit des femmes et des gardes, et examinons si c’est
bien le Seigneur qui nous envoie partager, à qui, avec quelle attitude, de
quelle façon, à quelle fin ? En route, laissons nous saluer par le Seigneur
(cf. Mt 28, 9). Laissons le changer nos sentiments (par exemple : de la peur au
courage (cf. Mt 28, 10), de l’impétuosité à la patience, de la honte à la
sérénité, de l’indifférence au zèle…). Laissons le transformer notre regard sur
les autres (par exemple : ils sont disciples, mais surtout frères (cf. Mt 28,
8.10) ; ils sont enfants, mais surtout adultes ; ils sont indifférents, mais
surtout blasés ; ils sont réticents, mais surtout souffrants). Que voudrais tu
nous dire, Seigneur ? Favorisons une rencontre entre le Seigneur et ces «
autres » à qui nous témoignerons, sans être, d’un côté, ceux qui voudraient
forcer la chose, ni ceux qui, d’un autre côté, resteraient indifférents ou
découragés. »
Et retenons avec Christophe Roucou : « Il les envoie vers ses frères, leur donne rendez-vous
dans la Galilée des Nations, là-bas, loin de Jérusalem. Elles se taisent et se
mettent en route… sans que Matthieu ne nous livre le terme de leur chemin.
C’est comme si la Bonne Nouvelle de la Résurrection de Jésus commençait sa
course et que rien ne pouvait l’arrêter. L’Évangile nous invite à entrer dans
ce même mouvement, à découvrir que c’est en sortant de chez nous, en partant
vers nos frères et sœurs que nous ferons l’expérience de rencontrer Celui qui
vient au-devant de nous. Il y a un relais à prendre, à la suite de ces femmes
et de tous ceux et celles qui nous ont transmis l’Évangile : aller, sans
crainte, Le retrouver car, aujourd’hui encore, il nous précède parmi les femmes
et les hommes qui vivent dans les Galilées, les carrefours des nations, de
notre temp. »
« Jésus, ressuscité, je vois ta
présence dans ma vie. Je crois que c’est toi qui y est passé. Je crois que,
sans toi, ma vie aurait été différente. Je crois que tu voudrais aussi changer
la vie des autres. Je crois que tu choisis de m’envoyer malgré mon passé (cf.
Lc 8, 2), malgré mon travail (cf. Mt 28, 11.15), en étant qui je suis, en ce
moment. Je crois que tu m’invites à dialoguer avec toi au sujet de mon
témoignage (cf. Mt 28, 9-10). Transforme moi, Seigneur, afin de me rendre
plus digne de l’annonce de la Bonne Nouvelle. » (Véronique Chevrier, consacrée
de Regnum Christi).
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