« Seigneur, montre nous le Père ; cela nous
suffit. »
Jean 14, 7-14, l’apôtre fait une demande que bien
d’autres ont faite avant lui (les prophètes et même Moïse) et que chacun de
nous est tenté de faire. Comme ce serait facile et réconfortant si nous avions
une claire vision de Dieu.
Aux apôtres le Christ dit qu’ils
ont la chance de le voir Lui et qu’ainsi ils approchent du Père « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi
mon Père. Dès maintenant vous le connaissez », mais il reste une place pour la foi, cette foi
vraie relation d’amour avec Dieu. C’est ce qu’explique Michel
Bertrand : « En effet, ici, comme ailleurs dans la Bible,
« connaître », est d’abord et fondamentalement de l’ordre d’une relation
vivante, d’une rencontre confiante, jusqu’à être quasiment synonyme d’aimer.
C’est ce que n’a pas encore compris Philippe, malgré tout ce que Jésus vient
d’expliquer, quand il lui dit : « Seigneur, Montre-nous le Père et cela
nous suffit. » C’est ce que, nous aussi, avons, parfois, du mal à
comprendre. Quand nous souhaiterions avoir une vision directe, éblouissante,
indubitable, indiscutable du divin, conforme au fond, aux images que nous nous
en faisons. À contre-pied de ces aspirations, il est dit dans ces versets qu’il
n’y a pas d’autre visage de Dieu que celui de Jésus, ses paroles, ses actes,
ses « œuvres », qui vont le conduire à la croix. Or ces « œuvres » du Fils,
sont celles du Père, révélant son amour pour le monde et l’humanité. Et
quiconque croit en Christ pourra, à son tour, témoigner de cet amour, en
accomplissant, lui aussi, des « œuvres » semblables aux siennes. »
« Seigneur, ma foi est faible et j’ai
toujours besoin de ta grâce pour que ma foi augmente et soit plus vivante.
Aide-moi à toujours garder la foi et à en témoigner devant les autres pour
entrer un peu plus dans l’intimité du grand mystère de la Trinité. » (Frère Jérôme Dejoie, LC)
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