De la nativité
à l’ascension et à l’envoi de l’Esprit, nous avons célébré tous les grands
moments de la vie du Christ sur cette Terre. Maintenant, c’est le temps de
l’Église que nous célébrons, c’est le retour au « temps ordinaire ».
Pour un chrétien, y a-t-il vraiment un temps ordinaire ? Est-ce ordinaire
de s’entendre dire qu’il faut tout quitter à cause de l’évangile ? De
s’entendre dire que nous serons heureux même avec les souffrances et les
difficultés, et pour certains, dès le début et encore maintenant avec des
persécutions ? Et, pour conclure assister au renversement des valeurs
d’ici-bas : le maître se fait serviteur, le dernier devient premier, c’est
le petit et le pauvre qui perçoivent les vérités cachées aux sages et aux
savants !
Le Royaume du
Christ « n’est pas de ce monde » et il est nécessaire de comprendre
qu’il « n’a pas les mêmes valeurs ». C’est ce qu’écrit Véronique
Belen dans une de ses méditations : «Plus que jamais, nous vivons dans une société de
l’avoir et du paraître. Or, aucune possession matérielle n’entrera dans le
Royaume des cieux, aucune notoriété, aucune bonne réputation justifiée ou non.
A notre mort, nous apparaîtrons au Christ avec pour seul trésor notre foi et
nos œuvres qui auront été bénéfiques au prochain. Et tout le reste ne peut que
nous alourdir, voire nous perdre dans cette confrontation avec l’ultime
vérité. »
Michèle
Clavier écrit dans sa méditation du jour : « Ne cédons
pas aux esprits chagrins qui capitulent face au moindre obstacle. La foi est un
combat, une lutte contre les tentations faciles. Le maître de prière Saint
Philippe Néri, dont nous célébrons la mémoire aujourd’hui, a prié pour que
« même vivant en ce monde, nous soyons joyeux dans le Seigneur ». C’est en cela
que nous pouvons être les premiers à goûter dès à présent la joie éternelle :
en aimant comme le Seigneur nous aime, en vivant « à cause de Jésus » (2 Co 4,
11) en serviteurs de l’Évangile. »
« Saint Philippe Neri, saint
patron de la joie, vous qui avez cru aux Ecritures et en la promesse du
Seigneur d’être toujours présent, nous confions nos soucis et nos souffrances à
votre compassion. Nous venons à vous avec un cœur qui se gonfle d’un immense
amour pour Dieu et toute sa création. Ecoutez-nous et gardez-nous en sécurité
par votre douce intercession. Que la joie du Saint-Esprit qui a rempli votre
cœur transforme nos vies et nous apporte la paix. Amen »
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