Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Nous continuons la lecture de saint Jean (15, 12-17),
Jésus prépare les apôtres à son départ, à sa passion et à sa croix, passage
obligé pour sa glorieuse résurrection. Il le fait pour qu’ils ne soient pas
découragés au moment où cela arrivera, pour qu’ils croient, « Je vous ai
parlé dès maintenant, avant l’évènement, afin que lorsqu’il arrivera, vous
croyiez » (Jean 14, 29). C’est donc comme un testament, la TOB titre
« l’entretien suprême », C’est dire l’importance de ces parole, surtout
de « son commandement » : « Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai
aimés. » C’est à l’amour que nous nous
portons les uns aux autres que nous sommes reconnus comme chrétiens ;
Quelle responsabilité ! Comment vivons-nous ce
commandement ? Est-ce parce qu’il n’est pas assez vécu que la foi se
perd ? Surtout que Jésus dit « comme
Je vous ai aimés » et c’est du plus grand amour qui puisse être
donné qu’Il nous a aimé, en donnant sa vie pour nous. Marcher sur ses pas,
c’est devenir ses amis, c’est vivre de Lui et avec Lui.
Dans le commentaire du jour la sœur du Carmel
écrit : « C’est que Dieu est Amour, il n’est qu’Amour et son projet
en créant l’homme est de le combler de cet Amour. Mais comment pouvons-nous aimer comme
Lui ? jusqu’au bout, jusqu’à « donner sa vie pour ses amis » comme
il nous appelle, de cet amour fou, sans mesure, sans condition ni reprise, s’il
ne nous le donne pas ? Nous sommes si pauvres, si mesquins, si pleins de
nous-mêmes… nous avons besoin que ce soit son propre amour qui vienne remplir
notre cœur. Oserons nous imaginer qu’un tel don nous soit fait, que
nous soyons suffisamment vidés de nous-mêmes pour en être envahis ? Mais avant
que ce soit le nôtre c’est l’ardent désir de Jésus, et Thérèse de
l’Enfant-Jésus nous assure que c’est la confiance, rien que la confiance qui
conduit à l’Amour, et qu’il suffit d’oser le croire et le demander. »
« Seigneur, je fais mémoire des actes et des gestes
d’amour que j’ai reçus et qui m’ont construit. Merci pour l’amour que tu m’as
donné à travers un sourire, un mot, un moment de partage, une amitié, un
pardon, un témoignage. Tout cela est très humain et, en même temps, je sais que
là où l’amour demeure, tu es aussi là, caché. Je t’adore dans l’amour de mes
frères et mes sœurs en humanité. » (Sarah Cleary, consacrée de Regnum Christi).
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