Le Saint Sacrement
Un sacrement
est défini comme « un Acte symbolique (geste, parole), qui signifie une
réalité invisible destiné à la sanctification des hommes. Dans le sacrement,
c’est Dieu qui agit par l’intermédiaire de son ministre. » Un sacrement
est donc une action de Dieu qui se réalise par l’intermédiaire d’une personne,
qui a pour but de nous aider à tendre vers la sainteté mais dont l’effet n’est
pas visible.
Comme il y a
un commandement qui est premier, c’est celui de l’amour de Dieu, y aurait-il un
sacrement plus grand que les autres, celui de l’Eucharistie, le Saint Sacrement
du Corps et du Sang du Christ ; sacrement de l’amour par excellence
puisque le Christ se donne a nous en nourriture et sous la forme la plus simple
et la plus accessible à tous : le pain et le vin. Seul Dieu pouvait
imaginer un tel geste, un tel don.
Le Christ est
ma nourriture, Il vient nourrir mon âme, Il vient vivre en moi pour vivre par
moi. Je crois, mais je ne réalise pas vraiment « la grandeur, la hauteur,
la profondeur » de ce mystère. «Mystère
à croire, puis un mystère à célébrer et, enfin, un mystère à vivre »,
comme le développe Benoit XVI dans son exhortation Sacramentum Caritatis.
Patricia Klein intitule sa
méditation du jour « l’Eucharistie, un phare dans ma vie » en effet,
l’Eucharistie doit éclairer ma route car elle m’unit au Christ « chemin,
vérité et vie » ; elle doit me guider et m’éviter les écueils si
nombreux dans la vie de chaque jour.
Commentant les textes de la
célébration, le frère Maximilien Launay
écrit : « Prenons conscience en ce jour de la réalité de
l’Eucharistie : elle est « le pain de la route » (séquence), offert par le
Christ « pour la vie du monde » (évangile) et pour que nous soyons
« transformés à l’image de ce que nous serons au ciel » (préface). Par cette
communion au Corps du Christ qu’est l’eucharistie, nous construisons le Corps
du Christ qui est l’Église. En effet, en Lui, « nous sommes un seul corps, car
nous avons tous part à un seul pain » (2e lecture). Prions pour
que cette communion réalise en nous ce qu’elle signifie. »
Nous chantons souvent à la
communion : « devenez ce que vous recevez… » Ainsi
soit-il !
« (21) Voici le pain des Anges
devenu la nourriture des hommes voyageurs
ici-bas,
le vrai pain des enfants
qui ne doit pas être jeté aux chiens.
(22) Il fut annoncé en figure
par le sacrifice d'Isaac,
par l'immolation de l'agneau pascal,
et par la manne donnée à nos pères.
(23) Bon pasteur, pain véritable,
Jésus, ayez pitié de nous ;
soyez notre nourriture et notre soutien,
faites-nous jouir des vrais biens,
dans la terre des vivants.
(24) Vous dont la science
et le pouvoir sont sans borne,
vous qui êtes notre nourriture ici-bas,
daignez nous recevoir à votre banquet des cieux,
à l'héritage et à la société de saints. Amen. »
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