« Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers
pour sa moisson. »
C’est par cette méditation que
s’ouvre la liturgie de ce dimanche dans « Prions en Église ». Deux
orientations de prière :
D’abord la prière pour les vocations : «
La moisson est
abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la
moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Dieu sait qu’elle est d’actualité dans
notre doyenné de Beauce.
Ensuite un petit rappel à l’humilité, le
mérite du peu de bien que nous faisons en revient à Dieu, nous ne sommes que
des instruments… Mais nous pouvons être heureux d’être ces instruments les
meilleurs possibles, heureux de « donner gratuitement ce que nous avons
reçu gratuitement ».
Je retiens un troisième point, celui
du regard à porter autour de moi et qui va m’aider à avoir ce souci
missionnaire et la générosité gratuite de mon action. L’évangile du jour
(Matthieu 9, 36-10) commence par ces mots : « voyant les foules, Jésus fut saisi de
compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme
des brebis sans berger ».
Le Frère Nicolas Morin oriente sa méditation sur ce regard de
compassion : «Jésus regarde la foule, cette foule désorientée,
déboussolée. Il se laisse atteindre au plus profond de lui-même, comme une mère
souffre face à la détresse de son enfant. Demandons la grâce de regarder nos
frères et sœurs avec la même compassion, tant de personnes perdues, sans
repères qui ne savent plus en qui mettre leur confiance. Bien des bergers ont
failli, hélas ! laissant leurs brebis blessées et perdues. »
« Dieu s’est fait proche des
hommes.
Dieu est proche de toi, il t’aime, il
t’appelle.
Ouvre ton cœur, ouvre ta vie,
laisse toi aimer par lui,
laisse toi transformer par lui.
Tu ne peux accueillir ce feu si près de
toi
sans te mettre à brûler.
Tu ne peux voir sourdre cette source si
près de toi
sans boire à son eau vive.
Tu ne peux ouvrir les yeux à cette lumière
si proche de toi
sans en être illuminé.
Tu ne peux sentir l’amour de Dieu vivant
si près de toi
sans te mettre à aimer ! » (Lucien Daloz)
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