Les
vignerons homicides (Marc 12, 1-12)
Une histoire pleine de violence où
la méchanceté et la haine répondent à la bonté et à la confiance. La vigne fait
l’objet de tous les soins et de toutes les attentions, puis le maître
s’éloigne, confiant. Quand vient l’heure de rendre des comptes, les coups et le
meurtre sont les seules réponses.
Cette violence, c’est la vie ;
c’est l’histoire du peuple élu qui, en réponse aux bienfaits et à la patience
du Seigneur, maltraite les prophètes venus rappelés l’Alliance et finit par
crucifier le Sauveur. C’est l’histoire de l’humanité où l’orgueil, l’égoïsme,
la soif de pouvoir déclenchent les injustices et les guerres. C’est, toutes
proportions gardées, nos histoires personnelles avec nos dérobades, nos
lâchetés et nos trahisons.
« Cette succession de
violences faites aux émissaires, commente Michel Bertrand, évoque les
résistances de l’humain à ce qui lui rappelle sa dépendance à l’égard de son
Seigneur (12,9). L’Homme peine à supporter ce qui limite sa convoitise, son
désir de posséder, de consommer, d’exercer son pouvoir, de vivre émancipé de
toute contrainte. » Il termine en disant : « De manière
très actuelle, cette dérive meurtrière dénoncée dans la parabole nous rejoint.
Quand l’humain prétend trouver en lui-même son propre fondement, par ses seules
forces et performances, qu’elles soient spirituelles, religieuses,
technologiques, scientifiques. Au lieu de s’en remettre à Celui qui est le
Maître de son existence et de ses biens."
« Jésus, je me laisse interpeller par
ta parabole. Il y a toujours quelque chose de l’attitude des pharisiens et des
grands prêtres en moi. Jésus, quel aveuglement m’empêche de te suivre et de te
comprendre ? Quels obstacles y a-t-il en moi pour ne pas t’accueillir ?
Donne-moi la grâce d’être en constante attitude de conversion. » (Emanuelle Pastore, consacrée
de Regnum Christi)
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