28 juin 2026 Prendre sa crix et Le suivre...

 

« Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. »

A la méditation de cet évangile (Mt 10,37-42) assez difficile à comprendre, le Père François Garreau donne pour titre : « Vivre en chrétien dans le monde ». Il ne s’agit pas de mettre en concurrence différentes sortes d’amour, mais il s'agit de recommandations pour ne pas nous laisser dominer par nos relations, en devenir les esclaves ou les tyrans. Jésus nous rappelle que, comme Lui, nous devons mettre l’amour du Père à la première place ; dans ce monde, nous devons être d’autres Christ !

« Notre texte ainsi ouvert, commente Sœur Dominique (dans La Croix), confirme la sagesse qui consiste à n’adorer que Dieu seul, à n’idolâtrer aucun humain, fut-il le plus proche. Celui qui donne sa vie à Dieu la garde. Il est plus vivant que jamais. Il devient un homme qui accueille. Il ne cesse de s’enrichir de l’autre en se donnant à lui sans jamais le dominer ni le tromper. Le verre d’eau fraîche est alors le parfait symbole du cadeau sans prix de l’amour. Là, Jésus puise la force qui permet la plus grande force, celle dont nous avons besoin devant la croix. »

Karem Bustica écrit que la mission des apôtres, (tout comme la nôtre) «ne consiste pas seulement à faire des beaux discours, ni à se montrer très gentils, ni à baptiser à tour de bras… Elle consiste surtout à devenir un autre Christ, un Christ pauvre, humble, qui lave les pieds de ses disciples et se donne en nourriture. La mission de l’Apôtre se fonde dans le service et la modestie (l’humilité ?), dans la charité et la joie. Jésus appelle à le suivre en naissant à une vie nouvelle, celle « d’en haut » comme il disait à Nicodème (Jn 3, 1-21), celle de l’Esprit. Naître du souffle de l’Esprit est un choix à poser, un don à recevoir et un pardon à accueillir. Cette naissance suppose des compagnons de route, une familiarité avec les Écritures, le désir d’une réelle vie de prière. »

« Seigneur, tu me demandes de te mettre toujours à la première place, à celle qui te revient. Donne-moi un cœur qui sache te voir dans mes semblables, spécialement ceux que je croise au quotidien, afin que j’y découvre le prophète qui vient te déranger, le juste qui vient m’encourager, le petit qui me donne l’occasion de vivre la charité. » (Père François Garreau, LC)

 

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