« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! »
Dans l’ évangile du jour (Matthieu
11, 20-24) Jésus, à la manière des prophètes, prononce des malédictions à
l’encontre des villes qui n’ont pas accueillies sa Parole malgré les miracles
qu’Il a accompli pour l'accréditer. Il st vrai que ces paroles sont violentes,
voir injurieuses, comparer les villes d’Israël à Tyr ou à Sidon, pire encore, à
Sodome, devait être particulièrement humiliant pour les contemporains de Jésus.
Si Jésus ne montre pas ici sa soif
de paix et de miséricorde, il nous faut comprendre sa souffrance et son
indignation de voir que « les siens ne l’ont pas reçu ! »
« Pourquoi
cette sévérité de Jésus ? écrit une Sœur du Carmel de Frileuse. Ce n’est
pas pour lui-même que Jésus réagit mais parce que ce peuple n’a pas su
reconnaître la visite de Dieu. Il n’a pas su reconnaître que tous les signes
accomplis pour guérir et pardonner étaient un appel à changer de vie. Jésus n’a
pas été reconnu dans sa mission, celle que le Père lui a confiée. Les miracles
de Jésus, ces actes de puissance et de bonté sont un appel à croire au Royaume,
comme les hauts faits d’un Dieu qui, par son envoyé, transmet sa miséricorde et
son amour. La grande souffrance de Jésus pendant sa vie terrestre fut
l’endurcissement de son peuple à qui Il avait consacré le meilleur de
Lui-même. »
Et la Sœur de conclure : « Que ce soit pour
nous un appel à écouter Jésus nous parler du Père. Il nous invite à croire et à
ouvrir notre cœur au message de Dieu. Entre Dieu et l’homme, il y a avant tout
des relations de miséricorde. »
« Sois mon Maître,
Seigneur, viens m’instruire… Mes oreilles sont sourdes et ne peuvent entendre
ta voix. Mes yeux clos ne peuvent discerner les signes de ta présence; toi seul
peux déboucher mes oreilles, dessiller mes yeux, purifier et renouveler mon cœur.
Apprends-moi à m’asseoir à tes pieds, comme Marie, et à écouter ta Parole.
Amen. » (Cardinal John Henry Newman)
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