« Celui-ci
est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
« écoutez-le » dit le
Père ;
« Relevez-vous et soyez sans
crainte ! » dit le Fils.
La Transfiguration (Matthieu 17,
1-9) c’est Jésus, le Fils de Dieu qui résume la loi et les prophètes (Moïse et
Elie) venu apporter cette Bonne Nouvelle de la Nouvelle Alliance et qu’il faut
écouter dans la joie et en toute confiance. Hier encore résonnait le
« n’ayez pas peur ! », aujourd’hui, dans la lumière de la
transfiguration, je pense à ce don du Saint-Esprit qu’est « la crainte de
Dieu » que le frère Jérôme Dejoie présente ainsi : « Il faut bien comprendre ce que l’on entend par la
formule crainte de Dieu, et le pape François nous en donne une très belle
explication : La crainte de Dieu « ne signifie pas avoir peur de
Dieu : nous savons bien que Dieu est Père, et qu’il nous aime et veut notre
salut, et qu’il pardonne, toujours ; c’est pourquoi il n’y a aucune raison
d’avoir peur de lui ! La crainte de Dieu, au contraire, est le don de l’Esprit
qui nous rappelle combien nous sommes petits face à Dieu et à son amour et que
notre bien réside dans l’abandon, avec humilité, avec respect et confiance,
entre ses mains. Telle est la crainte de Dieu : l’abandon dans la bonté de
notre Père qui nous aime tant. » (Audience générale, 11 juin 2014)
Jésus, dans son Incarnation, n’est pas venu comme un Seigneur puissant capable
de nous écraser comme il aurait pu le faire. Il est venu comme un simple
charpentier qui voulait étendre son Règne par l’amour et non par la
peur. »
« Seigneur, tu sais bien la part de ténèbres et les
résistances qui me freinent sur le chemin de l’amour. Patient,
confiant, tu m’invites pourtant à entrer avec toi dans l’intimité de
ton Père. Et je chante. « Joyeuse Lumière, splendeur éternelle du Père,
saint et bienheureux Jésus-Christ ! » Que ma prière se fasse simple
regard vers toi, écoute éblouie, attention aimante, humble accueil. Car toi
seul peux me transfigurer à ton image et faire de moi l’enfant bien aimé du
Père, reflet de Sa beauté. » (Sœur Bénédicte Rollin)
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