« Il élève les humbles »
Par la Constitution apostolique
« Munificentissimus Deus » du 1er novembre 1950, le
Pape Pie XII définit le dogme de l’Assomption. « Par l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des
bienheureux apôtres Pierre et Paul, et par la Nôtre, Nous proclamons, déclarons
et définissons que c’est un dogme divinement révélé que Marie, l’Immaculée Mère
de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en
âme et en corps à la gloire céleste. » (§ 45)
Cette fête de la Dormition en Orient ou de
l’Assomption en occident est célébrée dès le V° siècle. Le roi Louis XIII ne
parvenant pas à avoir d’enfant supplie la Vierge Marie et demande au peuple
d’organiser des processions en son honneur le 15 aout 1637. Louis XIV
nait en 1638 !
L’évangile de l’Assomption est
celui de la Visitation où Marie proclame son Magnificat assurant que le
Seigneur « renverse les puissants de leurs trônes et élève les
humbles ». Michèle Clavier commente : « L’Évangile de
la Visitation témoigne de l’heureux dynamisme de Marie : elle tressaille
de joie et court porter la nouvelle à sa cousine Élisabeth, et lorsque celle-ci
la reconnaît « bénie entre toutes les femmes », Marie entonne
le Magnificat. La Promesse qui prend chair en elle n’est ni un
privilège ni une récompense. Et si Marie se sait autant aimée de Dieu, c’est
parce qu’elle est au nombre des petits, des humbles, des affamés de la
miséricorde. Fidèle, depuis toujours, à son Seigneur, elle est, depuis
toujours, appelée à partager sa gloire. Son cantique, nourri de celui d’Anne,
mère de Samuel (1 S 2, 1-10), dresse déjà le portrait des
« bienheureux » dont parlera Jésus : la béatitude éternelle est
offerte à tous ceux dont le cœur est pleinement ouvert à l’Amour. L’Assomption
de Marie nous invite à chanter avec elle la grandeur du Très-Haut, à marcher
avec elle vers la gloire sans fin. »
« Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen. »
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