Guérison de l’homme à la main desséchée (Luc 6, 6-11)
Il
y a bien des façon de regarder, par curiosité, avec bienveillance, de façon
naïve ou de façon critique, également afin de prendre en défaut, pour juger et
condamner. C’est le regard des pharisiens : « Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour
voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat » et pour que nous ne nous
trompions pas sur leurs intentions, Luc ajoute : « ils auraient
ainsi un motif pour l’accuser. »
Evidemment que Jésus a deviné leurs intentions mauvaises aussi ne se
laisse-t-Il pas prendre et les rejoint sur leur propre terrain : « :
Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de
sauver une vie ou de la perdre ? » Un silence lourd et pesant répond à sa
question. Pour ses accusateurs, répondre « oui », c’est se déjuger,
répondre « non », c’est aller contre l’amour du prochain et se mettre
la foule à dos !
« On ne voit bien qu’avec le
cœur » dit le Renard au Petit Prince, Jésus nous l’a dit avant lui.
« Le message est clair :
« faire le bien », « sauver une vie », « aimer son
prochain comme soi-même », nous donne toujours le cap. Les chemins pour y
arriver peuvent être multiples. Jésus nous invite à ne pas nous enfermer dans
nos certitudes, nos habitudes, nos codes ou nos traditions, mais à être
profondément libres. Ne cherchons pas d’abord le confort et la tranquillité.
Dieu nous attend, prêt à nous surprendre, prêt à nous faire entrer dans un
projet plus grand et plus vrai pour nos vies. » (Commentaire du jour dans
La Croix).
« Aide-moi, Seigneur, à avoir les
yeux tourner vers toi. Aide-moi à sortir de mon égoïsme. Donne-moi la foi pour
voir en toi le Fils de Dieu tout-puissant, avoir la confiance pour remettre ma
vie entre tes mains, et l’amour pour me préoccuper du bien des autres avant mon
propre bien. » (Jean-Marie Fornerod)
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