La pécheresse lave les pieds de
Jésus
C’est une
scène bien connue (Luc 7, 36-50), il y a l’invitation du pharisien, l’arrivée
de la pécheresse et son action aux pieds de Jésus, l’étonnement du pharisien,
la leçon de foi et de charité, enfin le pardon des péchées et l’étonnement
général.
Méditons avec le texte de Marie-Jo Guichenuy paru dans La Croix du
16/9/26 : « Tout
commence pourtant bien ! Un pharisien, Simon, invite chez lui Jésus à manger.
Le geste est beau. Mais, assez vite, le scénario dérape. Une femme pécheresse,
connue de tous les présents, s’approche de Jésus. Le pharisien est choqué car
Jésus une fois touché par cette femme devient impur aux yeux de la Loi juive.
Pour sortir de cette impasse,
Jésus essaie de lui ouvrir le cœur avec une courte parabole : un créancier
remet leur dette à deux de ses débiteurs. Simon souligne bien que celui
qui doit être le plus reconnaissant est celui qui doit beaucoup. Comprend-il alors
le projet de Jésus ? Enfermé dans sa morale, le pharisien ne voit que ce qu’il faut
faire et ne pas faire. Jésus ne voit que la grâce et l’amour. La femme ne voit
que Jésus. Elle agit avec son cœur. Elle se sait pleinement accueillie. Elle se
sait aimée profondément. Ses gestes gracieux sont la reconnaissance de la
liberté opérée en elle. Elle a été guérie de ce qui l’enfermait. Jésus reçoit
le parfum et les larmes et ne peut que proclamer le pardon : « Ta foi
t’a sauvée. Va en paix. »
Qui suis-je dans cette
histoire ? La pécheresse qui pleure, verse des larmes et accueille la grâce et
l’amour ? Simon, avec ses principes et ses jugements sur les autres ? Jésus
reflet de la bonté du Père ?
Seigneur, que ton amour
dilate mon cœur et que je reçoive ta paix. »
Commentaires
Enregistrer un commentaire