« Est-il permis, oui ou non, de faire une
guérison le jour du sabbat ? »
L’éternelle bataille du sabbat.
Jésus est chez un pharisien, il y a un malade, Jésus sait qu’on l’attend au
tournant, aussi met-il docteurs de la Loi et pharisiens au pied du mur en leur
posant lui-même la question ! Ils ne peuvent que garder le silence,
eux-mêmes sauveraient leur fils ou leur bœuf un jour de sabbat ; ainsi
Jésus veut les amener à prendre conscience de leur étroitesse d’esprit, et les
en libérer. Son désir est aussi fort d’ouvrir l’esprit de ses interlocuteurs,
que de guérir l’homme de son hydropisie.
« Le rite doit nous aider à
grandir et nous mettre au service de notre prochain. » telle est la
conclusion de la méditation du jour proposée par La Croix. Savoir dépasser
gestes et habitudes, savoir élargir notre regard, ne jamais oublier que l’essentiel
est l’amour ; voilà ce que Jésus veut nous dire.
S’adressant au Christ, Jeanne
Guérin dit : « Cet Évangile est remuant, Seigneur,
car il vient toucher des incohérences que je peux vivre quotidiennement. Limité
dans le temps et dans l’espace, je te place dans la boîte de mon esprit, et je
ne souhaite pas que tu en sortes. Cela peut se traduire par des principes que
je me suis fixé, des pratiques religieuses et ecclésiales qui deviennent un but
en soi – te mettant à la deuxième place – des critères, des jugements, des
critiques, des apparences… »
« Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est dévié. » (Extrait du Veni Sancte Spiritus).
« Seigneur, ouvre mon cœur
pour que je puisse voir le monde qui m’entoure avec ton regard et ton amour,
au-delà de mes propres limites. » (Jeanne Guérin)

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